Mardi 10 juin 2008
Il est des conversations auxquelles tu regrettes d'avoir participé.

De ces moments de solitude où tu parles à cœur ouvert, où les idées se bousculent à la sortie et où l'ensemble pharynx-langue-lèvres n'arrive pas à suivre ; où ta vivacité d'esprit coutumière dans la recherche du mot juste pour te faire comprendre est engluée dans l'émotion vive du débat passionné ; de ces débats où personne ne voit où tu veux en venir, où les regards interloqués se mêlent aux sourires amusés et entendus, et où au final tu passes pour un baltringue...

Aussi, comme j'ai dernièrement réussi cette performance de passer pour un gentil con à table au cours d'un échange tel que sus-décrit, il me fallait impérativement régurgiter tout ce que j'ai depuis en travers du gosier.
Note bien, ce n'est pas la première fois et sans doute pas la dernière non plus que je me ridiculise faute de pouvoir me faire comprendre de mes voisins de tablée, je n'en ferai pas pour autant un billet systématique. Il se trouve qu'en l'occurrence, l'objet des débats était un sujet qui me tarabustait depuis des lustres ; l'occasion est donc idéale pour en faire un exposé.
Note également que je suis pas dans une démarche de clarification de ma position à l'égard des témoins de ce carnage étant donné que peu d'entre eux viennent flâner par ici à ma connaissance, mais plus pour me purger, comme d'habitude, et coucher posément sur le papier ce que l'abruti que je suis a été incapable de formuler.

Allons-y.
De manière éclair, on pourrait résumer l'échange à :

Moi : je trouve disgracieux et désolant de voir une femme faire un doigt d'honneur au volant (et n'importe où ailleurs). Elle descend dès lors du piédestal sur lequel je la place même sans la connaître, pour se positionner au simple rang d'homme, ce qui n'a rien de glorieux de mon point de vue.

Eux : « Une femme a tout à fait le droit de faire des doigt à qui mieux-mieux, à qui bon lui semble et quand elle le veut, non mais lui oh, n'importe quoi... ! »
Et de surenchérir, avec un sourire gourmand, d'un argument gestuel de poids sous la forme élégante d'un majeur pointé vers le plafond de la pièce où nous nous restaurons, prenant le reste de l'audience à témoin de ma muflerie supposée, tout en me tapotant le dos d'un geste équivoquant explicitement l'appel à la raison pour le benêt de service (un peu comme quand on te coupe la parole d'un : « mais oui tu as raison » pousse-au-meurtre).


Bien.
On constate une première chose, c'est qu'on ne parle pas de la même chose.
Je parle de l'appréciation toute personnelle que je fais d'un geste d'une vulgarité admise et reconnue, quand celui-ci est pratiqué par une femme ; eux me parlent avec une pointe d'hystérie revendicative et un air mutin d'un droit que j'entendrais prétendument restreindre... hors sujet.

Nous en sommes resté là.

Je sais pourtant qu'un tel sujet est délicat pour ne pas dire intraitable. Je venais d'entrer dans le vortex, le doigt dans l'engrenage, le pied dans le sable mouvant...
Un peu comme une personne se défendant d'être raciste après avoir échappé une remarque sujette à interprétation : à trop argumenter, il s'enfonce puisque dans les multiples regards d'en face, il est déjà jugé, condamné et sous écrou sans le savoir. C'est la maille qui rebique de ton pull : une fois que l'autre s'en saisit, que tu gesticules ou que tu partes en courant, tout va se détricoter et tu finis à poil.

C'est précisément pour des conneries comme celle-ci que je me définis en tant que masculiniste révolutionnaire et jusqu'au-boutiste.
Tu dis d'un homme qu'il est minable de faire des doigts à la ronde pour exprimer son humeur, tu ne vexeras que lui. Tu dis la même chose d'une femme et tu passes pour le dernier des phallocrates.

Je dois sans doute déjà être un vieux con rétrograde et vieille France avec un système de valeur qui s'est construit sur des airs tels que celui-ci :





...où en substance mon poète préféré raconte la chose suivante :

Femme je t'aime parce que
Une bagnole entre les pognes
Tu n' deviens pas aussi con que
Ces pauvres tarés qui se cognent
Pour un phare un peu amoché
Ou pour un doigt tendu bien haut
Y'en a qui vont jusqu'à flinguer
Pour sauver leur autoradio
Le bras d'honneur de ces cons-là
Aucune femme n'est assez vulgaire
Pour l'employer à tour de bras
A part peut être Madame Thatcher

Notez que Renaud n'est pas un con, j'en veux pour preuve qu'il était pote avec Desproges, c'est dire.


Alors pour en revenir à mon histoire, me faire moquer (oui j'ai été vexé, parfaitement !) pour avoir eu l'outrecuidance d'émettre un avis critique, une opinion personnelle à l'égard d'un sexe auquel je n'appartiens pas, m'a amené à la réflexion suivante :
J'ai parfois l'impression nette d'avoir perdu une guerre que je n'ai pas déclaré !
Alors que j'ai plus de respect pour les femmes en général et la mienne plus spécifiquement, que pour n'importe quel homme, c'est avec amertume que j'observe cette maladie de la persécution que peuvent avoir les féministes, de travestir certaines réalités en ramenant tout à une question de sexe quand ça les arrange, ce qui commence à me courir gentiment sur le haricot. Pour te citer un premier exemple et clarifier mon propos :

Lorsque vous faites la ligne de caisse pour payer vos articles, en règle générale, il n'y a presque que des femmes (jeunes et moins jeunes) pour passer vos articles. Ce métier est-il réservé à la gent féminine exclusivement ? Est-il trop dégradant, simple, inintéressant pour ces messieurs ?

Propos récupérés sur le blog (excellent au demeurant) caissièrenofutur qui illustre assez bien mon propos.
A-t-on déjà entendu un homme rouspéter parce que très peu de femmes ont décidé d'embrasser la carrière de maçon ? Ou comme agent de propreté urbaine (oui, éboueur) ?

Tu vois un type nu pour vendre du papier hygiénique, personne n'y trouve rien à redire.
Tu vois une femme nue pour un yahourt, c'est une exploitation commerciale dégradante du corps de la femme.


Le calendrier du stade avec des rugbymen à poil, c'est super.
Le calendrier Pirelli avec des pin-up en string, c'est un truc sale pour routier lubrique.


Tu vois un acteur de films X, c'est un type qui a choisi un métier pour le moins atypique, un intermittent du cul.
Tu vois une actrice de films X, c'est une esclave asservie aux exigences lubriques de proxénètes déguisés en producteurs...


Même quand de prime abord, on pourrait penser que les féministes ont raison de hausser le ton, comme par exemple dans le cas du jugement de Lille sur cette pauvre fille et son pucelage (pas sordide du tout...), elles se plantent ; je vous renvoie à la lecture de l'article de Maître EOLAS qui explique mieux que je ne le ferais en quoi la décision de justice prise est limpide pour les deux ex-époux comme pour le parquet, et que l'ire que tous affichent et leur volonté de casser ce jugement pénalise la jeune femme en question car l'obligerait, mariée à nouveau alors que l'histoire date d'il y a 2 ans, à divorcer de ce sale type.
Aparté : C'est d'ailleurs le point dont on ne parle pas assez à mon goût : ON dit que la jeune femme n'était pas vierge (ce que la France entière est ravie d'apprendre), ON dit que la justice est mal faite et qu'à chaque fait divers, il faudrait voter 2 lois supplémentaires... ON oublie de dire que le mari en question est un con, une p'tite bite et un peine-à-jouir : c'est le petit "plus" de chez jichitsu qu'on ne trouve pas dans le "Journal d'un avocat".


Le féminisme a énormément servi... oui... au siècle dernier !!!

Je fais partie d'une génération pour qui l'égalité entre homme et la femme résonne comme une évidence, tant au niveau du respect mutuel dû, que du point de vue de l'accomplissement des tâches ménagères ou du salaire au taf. Je dénote toutefois certaines différences physiques, physiologiques, anatomiques, psychologiques et comportementales propres à chaque sexe, différences qu'il me sied de choyer car de ces différences naissent justement l'attraction, le mélange et la complémentarité.
Alors oui je dois être un vieux con rétrograde et old school... mais quand j'entends une animatrice télé déclarer à propos d'un sujet qui ne la passionne pas trop : "Ça m'en touche une sans faire bouger l'autre", je ne peux m'empêcher de penser qu'il y avait sans doute une façon plus féminine, plus délicate et raffinée d'exprimer son désintérêt.


Si aujourd'hui le féminisme revient à militer pour que la femme puisse pisser debout dans la neige en se racontant des histoires de cul, se gratter le pubis en rotant sa bière devant du foot et cracher par la fenêtre le mucus sinusal qu'un reniflement guttural aura préalablement délogé... oui oui bien sûr, tant qu'elles veulent !
De là à me faire dire que c'est formidable afin de ne pas heurter les sensibilités, non.
Merde.


Folzebuth


Epilogue :
En ce qui me concerne, j'apprendrai une seule chose à mon fils à propos des femmes, c'est que mon système de valeur interdit formellement de lever la main dessus. Pour le reste, il se démerdera comme moi à essayer d'y comprendre quelque chose...

par Folzebuth publié dans : Agacement léger
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Jeudi 15 mai 2008

Il y a quelques années de cela, alors que nous revenions avec mon épouse d'un séjour estival de plagistes au Cap d'Agde, nous est arrivé une anecdote qui s'est répétée dernièrement et dont le contenu va t'être narré en suivant, après cet aparté dans lequel je souhaite apporter une correction à l'idée générale que ce font du Cap d'Agde ceux qui n'y ont jamais mis les pieds ; Non, ce n'est pas une mégalopole du cul-nu. C'est fatiguant à la longue ; chaque fois que tu déclares passer tes vacances là-bas, tu as forcément un guignol en face qui sourit niaisement en t'imaginant seulement paré de tongs et d'un bob vert, avec le pubis à l'air libre et des coups de soleil sur les fesses. Fin de l'aparté.


Été 1998 : Nous faisons étape dans une gigantesque aire de repos, quelques dizaines de bornes avant Toulouse, nommée Port-Lauragais pour ceux qui connaissent le coin. Il faisait beau, il faisait chaud, nous sommes au cœur de ce que les spécialistes du tourisme appellent « la haute saison », celle où l'argent coule à flot dans leur musette d'artisans des congés.

Nous nous sommes présentés au restaurant de l'aire dont la forte capacité d'accueil détone comparativement aux autres restaurants autoroutiers du sud de la France, conscient du risque que nous prenions à pointer nos museaux en dehors des horaires « classique » d'alimentation en hexagone... et nos craintes trouvèrent un écho tristement positif ; si en France, tu vis à l'heure Espagnole, ben tu ne manges pas. Nous trouvâmes porte close car l'horaire n'était pas le bon (de mémoire, il devait être 14h30 ou 15h)

Je pestais dès lors qu'il soit impossible de se faire servir à manger dans ce pays si l'horaire n'est pas celui de tout le monde, avec file d'attente obligatoire dans les odeurs de pieds et de crèmes solaires.

Nous retournâmes en voiture et embrayâmes jusqu'à Toulouse ou, à 15h30 ou 16h, nous pûmes nous restaurer dans l'échoppe américaine d'un clown faiseur de sandwichs.


Dimanche 3 mai 2008, fin d'un pont de 5 jours, retour des congés de la zone C, quelque part entre Montceau-les-mines et Clermont-Ferrand.

Nous faisons étape pour que la marmaille puisse se dégourdir les jambes, et nourrir toute la petite famille. Forts de l'expérience citée plus haut, nous avons bien pris soin avec mon épouse de surveiller l'heure pour avoir l'assurance d'être servis.

Nous nous retrouvâmes donc sur le parking d'une station service, dont je te livre à l'avance que nous n'y mettrons plus les pieds par hasard, attenante à un snack de la même enseigne dont le menu, il ne faut pas rêver, laissait supposer avec une faible marge d'erreur la saucisse frite à Paulo, plus que la fricassée à Robuchon. N'étant ni bégueule ni suffisamment fortuné pour me restaurer chez Joël, c'est donc d'un pas leste que je sautillais vers la porte à double battants de l'échoppe avec toutes les glandes à suc en émoi à l'idée de l'orgie de gras, de sucre et de sel à laquelle j'allais me livrer.

Mon enthousiasme tomba d'un cran lorsque mon regard se porta sur la salle de restauration, situé en retrait de la caisse aux carburants divers, car si des tables il y avait bien, ainsi que des chaises, ces dernières étaient à l'envers et posées sur ces premières...


12h35...


Sentant venir à moi la déception d'un nouvel écueil dans ma restauration routière, j'hélai une jeune dame engoncée dans un uniforme aux couleurs criardes et de 2 tailles trop petit...

« Heu, les tables sur les chaises, c'est parce que vous n'avez encore personne ? »


Réponse de l'intéressée, médaille de bronze aux championnats inter-universitaires de marketing et attitudes commerciales :

« Nan, on sert pô le dimanche ».


Voilà, voilà...


Nous sommes donc un dimanche classé orange par bison machin, retour d'un WE de 5 jours pour ceux qui ont la chance de pouvoir faire le pont du 1er Mai... et dans le snack franchouillard de mes deux, on ne sert pas à manger.

On encaisse le carburant et on vend des saloperies de barres chocolatées, ou des chewing-gum sans sucre, mais le restau derrière, il fait relâche...


Alors qu'avons-nous fait ?

C'est très simple. On a pris nos jambes à nos cous avec l'estomac dans les talons (essayez, ça demande un peu de souplesse), et nous fuîmes vers le sud pour trouver, 20 bornes plus loin, un gros M jaune qui redonna le sourire aux voyageurs affamés.


Alors on peut dire ce qu'on veut à propos des enseignes fast-food made in US, que c'est pas bon, qu'on reste sur sa faim, que c'est cher, que ça rend gros, stérile et dépressif.

En attendant, quand tu décides de vivre en décalé pendant tes vacances et que tu as les crocs en milieu d'après midi, eux, ils te servent, quels que soient l'heure ou le jour de la semaine.


Folzebuth




par Folzebuth publié dans : Agacement léger
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Mercredi 23 avril 2008

Je trouve parfois vain d’essayer d’accepter

Qu’on me dise le contraire face à une vérité,

Ecouter l’argument, mettre de l’eau dans son vin,

Peut être perte de temps et me rendre chagrin.


Obligé au boulot d’œuvrer sur un PC,

Je suis au quotidien constamment agacé,

Des travers et des torts que ce système affiche,

De ses insuffisances, de sa logique en friche.


Travaillant d’arrache-pied sur un diaporama,

Au clavier cliquetant s’affairaient donc mes doigts.

Qu’il est doux le labeur de celui qui maîtrise

L’outil informatique qui chez certains défrise.


Une fois la sauvegarde dûment effectuée

M’apprêtais-je à ôter d’un geste débonnaire

Le support de travail qu’est ma clé USB

Que l’unité centrale avait dans le derrière.


Il en est comme du sexe à l’égard des PC

Et tout geste un peu brusque se doit d’être annoncé

Il n’est point de saillie sans doux préliminaire,

Pas de retrait de clé sans us protocolaire.


De cliquer donc ici pour prévenir la bête,

Que cette mémoire est mienne et qu’il me faut l’extraire

Boutant au préalable l’application sujette

À bloquer la manœuvre sur un coup de colère.


 


Lassitude profonde et coma du regard

Font de pâle témoin du brasier qui débute,

Et mes premiers mots sont, je le dis sans bobard,

« Putain de con d’ordi » en lieu et place de « Flûte ! »


« Je nique ta carte mère, pisse sur ton processeur »,

Autant d’interjections qui apaisent mon sang,

La bestiole faisant mine d’ignorer mon malheur

Je gratifie en plus d’une taloche sur l’écran.


M’assurant derechef que tout est bien fermé

Que la barre des tâches est vierge de toute appli

Je relance ma requête un peu désespéré

D’obtenir quelque chose mis à part ceci :




Opiniâtre je suis quand il me faut convaincre,

 

Mais devant le néant, la froideur numérique,

Mon sang ne fait qu’un tour, je me dois dois* de vaincre,

À l’objet je ne suis point trop dans la supplique.


Faisant fi, en rageant, de ce message zélé

Je retirai l’objet sans tambour ni trompette

Avec la peur au ventre et les tripes nouées

Si tu tires sur mon doigt tu verras comme c’est chouette.


Je te vois qui, comme Jacques, sur ton siège chancelle,

Sur la perte de données qui eut pu être subie,

Que de peur que d’effroi l’ai-je donc échappé belle ?

Allez-vous en savoir avec pareille lie.


La morale :

Mon PC est semblable à une prostituée,

Blonde à l’haleine de « brunes » et sapée comme un sac

Qui te promet beaucoup et te laisse affamé

C’est certain aujourd’hui je lui préfère le Mac.

(Vous ne la trouverez pas chez La Fontaine celle-là !!!)


Folzebuth

*Oui, j’ai mis 2 « dois » car il me manquait un pied, et que, pour autant que je sache, la gente féminine m’a toujours rapporté qu’avec 2 « dois », on prend son pied…
J’ai honte.

par Folzebuth publié dans : Agacement léger
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Jeudi 17 avril 2008

On reçoit pas mal d’âneries par e-mail.

La communication électronique a ceci de génial et d’effrayant à la fois, qu’elle permet de garder un contact avec des proches éloignés (oxymore ?), en les bombardant d’images, textes ou vidéos étant au choix, drôle (ou pas), revendicatifs, écœurants, effrayants ou sans intérêt.

Je m’étais déjà étendu par le passé sur un test inepte, dont la recevabilité d’un point de vue psychanalytique me paraissait contestable, voire « papier-toilettique ».

J’ai reçu ceci hier :

 

Le test de la banane

 

Il y a un très, très grand cocotier et 4 animaux : un lion, un chimpanzé, une girafe et, un écureuil qui sont tout près de l'arbre.
Ils décident de se lancer un défi entre eux.
Quel animal sera le plus rapide pour atteindre la banane au sommet de l'arbre ?
Selon vous, quel animal gagnera le défi ?

-------------------------------------------------------

NB : votre réponse sera directement le reflet de votre personnalité...

Donc, pensez-y attentivement...
Essayez et répondez à cette question en moins de 30 secondes.
Avez-vous fait votre choix ?
Voir plus bas, les résultats de cette sérieuse analyse...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Votre réponse est :

-         le lion :  vous êtes ennuyant

-         le chimpanzé : vous êtes idiot

-         la girafe :  vous êtes stupide

-         l'écureuil : vous êtes complètement stupide

Pourquoi ?
Parce qu'il n'y a pas de bananes dans un cocotier...
Vous êtes donc très stressé et surchargé par le travail.

Vous devriez prendre quelques jours de congé pour relaxer.

 

 

J’aurai très bien pu laisser là ce test inoffensif et m’en aller vaquer à mes occupations aussi riches que diverses, sauf que, il y a insulte en point de chute de cette bricole, ce que je ne saurais laisser passer, étant donné que j’ai cherché comme un con la réponse à l’énigme, et qu’elle fait de moi, prétendument, un idiot… (ben oui, j’ai choisit le singe, rapport à l’affinité évidente du quadrumane à l’égard des bananes, et son aptitude à grimper aux arbres).

 

Alors comme ça je suis idiot… ?

OK.

Mais sans doute moins que la tête de pioche qui met au point un test bancal d’évaluation du stress au travail, test basé essentiellement sur l’aptitude qu’ont les gens à se conformer aux lois du réel en général, et de l’exactitude absolue en matière de botanique en particulier, test très sérieux ayant pour énoncé de départ la base d’une conversation tout à fait plausible entre 4 bestioles appartenant respectivement aux ordres des carnivores, des primates, des artiodactyles et des rongeurs, conversation prenant la tournure d’un pari potache entre les différents interlocuteurs…

Quand un test se proclamant « sérieux » débute comme une blague carambar, je ne tolère pas qu’il me juge injurieusement, bordel à cul.

Et si un homard malicieux avait décidé de hisser une banane au sommet d’un cocotier, rien que pour voir si un animal débile irait la décrocher… ? On trouve bien des bébés dans des congélateurs, des incompétents sous-qualifiés chroniqueurs à la télé et des anciens top models aux bras d’hommes d’états, alors qu’ils n’ont rien à y faire !

 

C’est sans doute pour ça que j’ai toujours été contre les tests de QI.

Le test de QI ne sert à démontrer qu’une chose (comme cela a déjà été dit avant moi), à démontrer que celui qui fait le test est sur la même longueur d’onde intellectuelle que celui qui l’a conçu.

 

Et à quoi bon ?
On t’annonce que tu pèses 85 de QI : c’est très bien , il te reste la vie entière pour te morfondre de savoir que tu es une tanche. Tout ces gens qui te traitaient de débile jusqu’alors, tu sais désormais qu’ils avaient raison. Ouf, c’est bien d’en avoir le cœur net.

On te dit que tu fais plus de 130 ? Impec ; tu partages cette information avec ton entourage qui va rapidement te cataloguer prétentieux et arrogant (comment ne pas détester quelqu’un poussant la suffisance jusqu’à te cracher son gros QI à la gueule), soit tu te rappelles que c’est aussi le QI de certains psychopathes – comme la truie qui accompagne Michel Fourniret – et tu te morfonds.


Alors le test à la con au sujet d’un lion qui taille une bavette à une girafe sur un air de défi au sujet du preum’s qui attraperait une banane supposée ne pas être au sommet d’un cocotier, dois-je expliquer où je me le carre (le test) ?

Non mais sans blague.

 

Folzebuth

par Folzebuth publié dans : Agacement léger
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Samedi 5 avril 2008
La télévision est un outil étrange.
Elle arrive, et je pèse mes mots, à me faire ressentir des émotions que rien d’autre au monde ne peut faire germer dans le terreau pourtant fertile de mon fort intérieur ; des sensations que je ne croyait même pas possible, dont j’ignorais même jusqu’à l’existence.

En regardant le zapping par exemple – véritable déversoir à fiente que ce que le PAF peut produire, en un concentré intéressant de moins de 2 minutes – je suis tombé sur une intervention d’un chroniqueur de chez Laurent Ruquier (voir photo), au sujet de la pertinence de laisser ou non François Fillon comme chef du gouvernement, puisque les médias ont récemment décidé que c’était au tour de Xavier Bertrand de s’y coller…

Comment te dire avec des mots simples…
Un léger vertige qui t’oblige à t’asseoir… de l’embarras… de la gêne…
J’étais, abasourdi, consterné et coi devant la juvénilité, la bêtise et surtout le néant absolu en terme de contenu de l’intervention de ce freluquet au sourire figé en un rictus hystérique de contentement orgasmique définitif.
Du rien déclamé avec aplomb, c’est tout de même inédit !
Jusqu’alors, les endives décoratrices de télé comme Olivia Adriaco ou Eve Angeli mettaient en valeur – du moins du point de vue des producteurs – un animateur principal, et ne s’autorisaient pas le moins du monde à commenter l’actualité politique, la conjoncture économique ou encore les perspectives d’évolutions du monde éducatif.
Aujourd’hui, on demande à n’importe quel incompétent lambda de chroniquer sous prétexte qu’il connaît le langage sms, s’habille chic, cher et jeune. Alors il chronique, même s’il n’a pas grand chose à dire, et qu’il ne sait pas comment le dire, le tout étant de le formuler avec conviction.
La sagesse populaire affirme que « Les avis, c’est comme les anus, tout le monde en a un », alors quitte à ce que le service public fasse dans le magazine de société facile où l’on donne son opinion sur tout et n’importe quoi (le dernier album de machin, un homme politique, une pièce de théâtre...), il me semble judicieux de ne justement pas sélectionner des trous-d’uc superficiels pour tenir le crachoir. Si je veux l’avis de monsieur tout-le-monde, je n’ai pas besoin de la télé, je peux lui demander directement, monsieur tout-le-monde habite à côté de chez moi !
 

Tu vas me dire et alors ? C’est la première fois que tu ressens de la gène ?
Je vais te répondre : En étant seul dans la pièce ? Oui !
Je tortille d’inconfort sur le canapé, je grimace, mon pouls s’accélère, je transpire, je regarde autour de moi si quelqu’un me regarde alors que je me sais seul… je suis embarrassé… j’ai honte. Comme en fait l’hurluberlu ne montre pas de signe d’embarras, le malaise se diffuse par le poste, s’insinue insidieusement en moi par transfert ; un peu comme quand tu te réveilles la nuit après un cauchemar, genre tu as gardé ton pyjama et tes pantoufles pour aller au collège et tout le monde se moque ; tu te réveilles sous le choc, et bien que sachant qu’il ne s’agissait que d’un délire onirique, tu as quand même cet inconfort, cette boule à l’estomac, cette sueur froide qui ne s’en ira qu’après le lever et un bon café.

Heureusement que ce n’était que le zapping, et que la séquence fut éphémère ; quelques minutes de plus et je n’y aurais pas survécu (quoi j’exagère ?)

Un peu après dans ce même zapping, j’ai observé Jean-Pierre Coffe, que j’avais déjà pu voir dans ses exploits de la veille sur le plateau à Denisot, faire son désormais célèbre, truculent et systématiquement attendu n° de Che Guevara de la bouffe… il m’a agaçé.
C’est imparable désormais, tu invites Coffe, il faut absolument qu’il y ait la petite séquence de provoc’ (qui te garanti manifestement un passage au zapping le lendemain) où des produits sont balancés dans le public, des grossièretés proférées et des interlocuteurs brocardés, voire pire…
Et d’agresser un autre invité, un médecin nutritionniste quelconque venu vendre son bouquin, sur un air de : «
Les gens ferait mieux d’aller au marché acheter de bons produits plutôt que de lire votre bouquin » et « Vos biscuits machin je me les carre dans le cul » (je cite).
Ce vieil homme oublie facilement que :

1/ Tout le monde n’a pas de marché en bas de chez soi pour y faire ses courses 2 à 3 fois par semaine comme lui.
2/ Tout le monde n’a pas le temps non plus de passer sa vie devant les étals de choux-rave des maraîcher pour leur renifler le derrière (aux choux) – ce ne sont pas mes lecteurs citadins qui se mangent 2h de métro par jour qui me contrediront.
3/ Preuve est faite qu’il n’a pas mal au cul (pour s’y carrer des biscuits secs) car des bouquins, il en a vendu quelques-uns lui aussi (28 si l’on en croit wikipedia), en faisant de la promo dans des émissions lui aussi, et personne n’est venu lui casser les couilles à ce moment-là.

C’est surtout ce point n°3 qui m’étrangle : avoir autant profité du système médiatique et conspuer en direct ceux qui essaient de s’y faire une place.
 
Folzebuth 

par Folzebuth publié dans : Agacement léger
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Vesse fugace

A tous ceux qui échouent ici suite à une requête Google comprenant les mots « femme à poil », « Laetitia Boudou/Hallyday nue » ou encore « Grosse femme nue fait caca », le tenancier de ce blog vous informe qu’il est peu probable que vous trouviez une quelconque satisfaction à la lecture des écrits contenus ci-dessous. Vous pouvez donc passer votre chemin avec au cœur mon souhait que vous puissez trouver votre Graal (nu donc) sans trop de peine.

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