Toute production cinématographique doit être vu dans sa langue originale.
Si ce n'est pour la subtilité des dialogues et la finesse du jeu de mots, de la petite phrase avec un accent français dans Seinfeld etc... Alors au moins pour l\\\'ambiance sonore et le travail du preneur de son qui s'est râpé les couilles à te faire ressortir une bande son qui t'immerge totalement.
- Va te marrer en regardant Clercks en VF.
- Heurte-toi à la rigueur du danois en regardant le Festin de Babette en VF.
- Plus aucune vanne de Seinfeld ne marche en VF.
- Regarder des films en VF rend impuissant.
- Les films en VF c'est le mal.
- Dieu tue un chaton a chaque fois que tu regarde un film en VF.
- Tu me lis encore en VF ?
La guerre du feu.
Voilà un film qui a du cartonner grave en VO dans la Géorgie profonde, et pas mal aussi dans le Wyoming oriental (où ils sont pourtant réputés pour être à la fois cinéphiles et troglodytes donc).
A partir de là (commpe disent les footballeurs) je vois pas pourquoi les yéménites viennent la ramener, rapport que soit disant, Manon des Sources en arabe ça donne pas, à cause qu’on y perd l’accent du papé.
Quand on pense à tous ces chinois qui crèvent de faim, moi je dis que y a des coups de pied au cul des yéménites qui se perdent.
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C’est en raison de théories pareilles (et pour ne pas s’encombrer de frais de doublage) que l’essentiel des films étrangers diffusés pour les (nord) américains le sont en VO.
Conséquence : ne les visionnent que les clones de Folrsbeurg (c’est quoi déjà ton nom ?) et les troglodytes (d’après un capitaine du génie que j’ai bien connu à Vincennes en 1996, ce vocable désigne à coup sur une personne qui parle plusieurs langues).
Corollaire de la conséquence : alors que la production cinématographique européenne a du adopter une posture de résistant pour ne pas capituler devant la performance commerciale des productions made in USA, nous peinons à faire voir à quelques cajuns vieillissants, et aux musiciens de Woody Allen, les productions de langue française, pourtant parfois formatées au marché international.
Et puis, qu’en serait-il de l’industrie cinématographique yéménite, tibétaine ou ougandaise (dont je conviens qu’elle a été ces temps ci assez discrète) si elle ne pouvait compter que sur les arabophones, sinophones et autres swahiliphones ? Hein ?
Vive l’ouverture et le doublage.
Sus aux obscurantistes, défendeurs de l’intégrité artistique, et fossoyeurs de l’internationale cinématographique.
Et c’est sans compter sur ces poulains venus d’Asie : si jeunes, et déjà poneys !
Ah mon cher contradicteur préféré…
Ce blog serait morne sans tes avis opposés aiguisés et tranchants. ;o)
Je ne suis pas convaincu par l’argument financier expliquant l’absence de doublage de films étrangers chez les (nord) américains, car ils ont plutôt tendance, quand un film de chez nous leur plaît, à le refaire – et les exemples ne manquent pas – ce qui en matière d’investissement se pose là.
On notera par ailleurs que ce sont rarement les meilleures perles du cinéma français qui sont récupérées et accommodées à leur sauce barbecue.
Tu dis par ailleurs que seuls quelques clones de ma gueule sont clients d’un import étranger dans la langue du tournage, et je réponds oui, sans doute : ils sont une minorité là-bas comme ici, et ça n’a rien de glorieux ni pour eux ni pour nous.
De toute manière, le marché cinématographique français n’a pas vocation à pénétrer le rouleau compresseur que sont les USA, et n’en ressent même pas l’envie je suis persuadé. Ce sont 2 conceptions du cinéma, l’une hautement mercantile, l’autre résolument artistique.
La dernière fois que les USA ont fait triomphe à un métrage français, c’est sur un docu avec des pingouins (qui ne sauvent même pas la terre d’un météorite nucléaire).
Si trop de films européens pénètrent le marché outre-atlantique, on s’insurgera de produire de la soupe américanisée – il suffit d’observer le regard que porte « la profession » sur le travail de Luc Besson (je parle surtout de l’époque où il réalisait).
Que les américains du nord s’enferment dans leur culture convient à tout le monde – eux car ils sont persuadés que le meilleur est et demeure local, que rien n’existe au-delà de leurs frontières, nous car cela nous conforte dans l’idée que ce sont des veaux incultes confits dans l’émotion facile et le pognon jusqu’à la nausée.
Et que le Yéménite se rassure, il y aura toujours des organisateurs de festivals intelligents comme celui de Cannes actuellement pour déceler leurs produits et les faire connaître au grand public, en VO bien entendu.
Et je surenchéris avec ce même Yéménite en affirmant que, ce n’est pas parce que tu vas faire doubler son métrage en français que tu vas déplacer pour autant le spectateur de Spiderman III d’une salle à l’autre ; c’est illusoire, utopique, limite LCR.
En revanche, il trouvera toute sa place sur ARTE deux ans plus tard, en VO bien entendu.
Niveler la bande son de tout métrage à la seule langue française car elle est jolie et comprise de tous, même ceux que ne savent pas lire des sous-titres, ne peut-on pas y voir ici aussi une forme d’obscurantisme par refus d’approcher une forme de savoir qu’est l’approche du dialecte étranger ?
Dans ce cas oui, sus à mort aux obscurantistes (c’est pas eux qui s’en plaindront… désolé, pas pu m’empêcher)
Alors tu dis vive l’ouverture, je dis bien sûr, à 100%
Tu dis non au doublage, je dis pas d’accord du tout du tout…
Pour conclure de manière aérienne, en matière de culture contemporaine gazéifiée, mieux vaut un taureau qu’un tarpé.
Folzebuth (avec un ol, comme dans Danacol, et un ut comme « Tiens, j’irai bien faire un tour aux huttes »).