Jeudi 21 septembre 2006
Ma fille a une mycose au pied.
Tu sais, cette espèce de merde microscopique logée dans le derme ou l’épiderme que sais-je, qui s’installe ad vitam pour en surface agrémenter l’uniformité insipide de ta voûte plantaire d’une grêle de petits boutons, avec un complément de desquamation intempestive faisant rapidement passer tes espaces inter-orteils pour un terrain ladre.
J’enrage…
Je suis personnellement affecté de cette triste misère depuis la puberté, impossible de s’en défaire tant les onguents et autres pommades brillent d’inefficacité curative. J’arrête ici mon frangin qui va me dire : « Espèce de singe, les produits pharmaceutiques sont efficaces, j’en suis l’exemple vivant ». Oui, sur un traitement à vie ! Impossible d’arrêter l’application quotidienne faute de quoi, l’éruption se manifeste derechef plus vite que la marée au mont St Michel.
La seule façon de ralentir la prolifération de cette fange étant l’amputation, je me résolus à maudire le ciel d’avoir affecté mon unique enfant, la chair de ma chair (et un peu celle de ma femme il faut bien reconnaître), de cette plaie infâme.

« Maudit sois tu, Dieu mesquin et veule, de corrompre le pied de l’innocence d’une peste microbienne et malodorante ; faut-il que Tu sois médiocre au point de sombrer dans une bassesse telle que ton bon plaisir passe par l’infestation sordide du peton de ma poupée. »

Sur quoi il me répondit :
« hé connard, t’aurais sans doute préféré qu’elle naisse sourde, cul-de-jatte, trisomique, avec un bec de lièvre et une hernie congénitale de coupole diaphragmatique ? Non ? Alors ne vient pas me casser les couilles avec tes faux problèmes… »

Après lui avoir gentiment signalé que le ton qu’il employait seyait somme toute assez peu à une entité séculaire, je pris congé avant que l’envie ne lui prenne de me faire subir les foudres de sa divine colère sur le coin de ma gueule.

Mais encore à cet instant je me demande s’il n’eut pas mieux valu que je rouspète au sujet de mes hémorroïdes…


Folzebuth
par Folzebuth publié dans : N'importe quoi !
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Jeudi 7 septembre 2006
Cet été j’ai déménagé.
Cet été, j’ai fait une des plus grosses conneries de mon existence. C’était le même jour.

On a tous, je crois, un capital connerie à dilapider sur le laps de temps qui nous est accordé sur la croûte terrestre. Défaut de surveillance d’un gosse près d’une route, conduite avec un taux d’alcool supérieur à la valeur légale autorisée, rapport sexuel à risque et non protégé, produit toxique laissé à la portée d’un petit, inattention au volant, manipulation d’un sèche-cheveux avec les pieds dans son bain… et j’en passe.
La question est de savoir quand cela va nous arriver et quel va être le degré de gravité de ladite connerie.
En ce qui me concerne, ce fut de passer sous un pont avec un camion de déménagement plein, dont la hauteur – vous allez rire – fut strictement incompatible avec celle affichée sur la signalétique routière en place (cessez de rire voulez-vous)

…ou quand le sol se dérobe sous tes pieds face au gouffre abyssal de la connerie brute que tu viens de faire.
Une fois le pont franchit de part en part dans un vacarme inouï, le toit proprement décapité, les portes arrières arrachées et traînant à la suite, et un bon tiers du contenu (que nous avions passé 3h à charger) répandu sur la chaussée, ton esprit se lézarde, et tu craques nerveusement.

Je remercie aujourd’hui même si je l’ai déjà fait toutes celles et ceux qui ont aidé à solutionner ce grand merdier sur l’instant (les 2 gendarmes en présence, ma mère, mes frangins, Le G, tonton Gégé, et Pilou).

Si je parle de ceci cher lecteur et pour en revenir au titre de cet article, c’est pour en venir au triste connard qui lui ne m’a pas aidé ce jour là, mais s’est plutôt contenté de pourrir la situation encore plus car quelques-unes de mes affaires renversées traînaient devant chez lui, ce qui l’empêchait de rentrer sa voiture. Nous avons observé ce jour là un exemple crasse et vomitif de ce que l’humanité peut produire de plus bas, ce qui entre nous aide un peu mieux à comprendre l’histoire, et notamment apprécier le profil de personnes ayant pu collaborer et dénoncer lors d’une occupation par exemple.

Une semaine après jour pour jour, j’ai fait le petit corbeau* mesquin par excellence et lui ai déposé la lettre qui suit :



Bonjour,

Ce message s’adresse à la personne moustachue résidant en cette demeure ceinte d’une haie et d’un portail affublé d’un panneau « Attention au chien ».

Monsieur,

Je souhaite par la présente vous faire part de mes réflexions sur l’incident de l’après-midi de samedi dernier, le 19 août.
Je suis, pour ne pas me nommer, le responsable de l’incident en question, à l’origine du « dépotoir » comme vous l’avez gentiment qualifié.

Comme vous ne vous en êtes manifestement pas rendu compte, j’étais personnellement très affecté d’avoir fait un telle bêtise, une telle erreur, une telle connerie, appelez cela comme vous voulez ; c’est vrai quand on y réfléchit, passer sous un pont dont la hauteur est clairement indiquée, avec un camion dépassant largement ladite hauteur, c’est risible et sans doute moi-même en rirai-je bientôt.
Ce qu’en revanche je risque d’avoir plus de mal à digérer, ce sont vos propos haineux, colériques et déplacés du moment.
Vous vous en moquez certainement et nul ne peut vous en blâmer, mais les affaires répandues de çà de là sur le trottoir en ce jour de mois d’août, étaient des biens personnels acquis par mon épouse et moi-même, quelques jouets de ma fille de 3 ans, quelques pièces d’une liste de mariage en morceaux, un peu d’électroménager acquis dernièrement – rien de grande valeur je dois vous avouer, simplement un morceaux de notre existence souillé et traînant par terre du fait de ma simple bêtise. C’est ceci que vous avez qualifié de dépotoir monsieur, emporté que vous étiez du fait de ne pouvoir rentrer votre véhicule à domicile.

Que les personnes non impliquées dans un accident observent en toute indifférence, cela ne gêne pas outre mesure, il arrive même que certains s’arrêtent et proposent leur aide – ce qui s’est produit cet après-midi-là car un de vos voisins m’a gentiment prêté un balai, et un passant a demandé si nous avions assez de bras pour tout porter.
Vous monsieur, en revanche, avez vociféré contre ma famille et les 2 gendarmes en présence, à propos d’un dépotoir empêchant le bon retour de votre véhicule dans votre propriété, et comme quoi « Elle est belle la France ! ». Nous sommes donc bien au-delà du manque total de compassion, vous enfoncez la tête des gens sous l’eau quand ils perdent pieds.
Je ne sais pas à quelle France vous faites allusion petit monsieur, mais je remercie le ciel régulièrement que les gens de votre espèce y soient minoritaires en nombre.

Vous n’êtes pas quelqu’un de bien.
Cette lettre aurait pu être un déluge d’insultes mais je compte la faire lire à mes enfants un jour lointain, juste pour leur expliquer que même dans les moments les plus difficiles, on n’est jamais à l’abris de la connerie humaine, voire bien française.
Je ne vous souhaite pas du malheur, je ne vous souhaite rien du tout ; cette lettre est pour moi hygiénique, elle me sert à vous essuyer de mon existence, afin que vous retombiez dans un oubli dont vous n’auriez jamais du sortir.

Je ne vous salue pas monsieur.



Folzebuth

*Demi corbeau ceci dit car si cet enculé veut connaître mon identité, il lui suffit de se rendre à la gendarmerie de son bled de merde pour demander le nom du blanc-bec ayant explosé le camion devant sa bicoque de gros con qu’il est.
Ouf, ça va mieux (dire des gros mots, il n’y a pas à chier, ça soulage…)
par Folzebuth publié dans : Colère
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander

Vesse fugace

A tous ceux qui échouent ici suite à une requête Google comprenant les mots « femme à poil », « Laetitia Boudou/Hallyday nue » ou encore « Grosse femme nue fait caca », le tenancier de ce blog vous informe qu’il est peu probable que vous trouviez une quelconque satisfaction à la lecture des écrits contenus ci-dessous. Vous pouvez donc passer votre chemin avec au cœur mon souhait que vous puissez trouver votre Graal (nu donc) sans trop de peine.

Prout

Blogueurs NON influents

Épice déçu


A visiter



Rétro-planning fécal

Septembre 2006
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Pets de tiers

Type de selles

Empuantis...

Cliquez ici pour recommander ce blog
mettre des photos en ligne sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus