Mercredi 26 juillet 2006

Je suis grognon.

Il y a quelques jours de cela, alors que se déroulait tranquille le cours d’une soirée entre amis, je fis l’objet une agression physique aussi puérile que violente sous le prétexte qu’une franche camaraderie passe nécessairement par l’immersion d’un convive tout habillé dans la piscine située à proximité.
Je ne dévoilerais pas bien entendu les identités des 2 hirsutes qui me tombèrent sur le râble ce soir là, car en dépit de leur bêtise de l’instant donné, ils restent précieux dans mon estime de part les qualités dont ils savent faire preuve en général – du moins quand ils ne sont pas imbibés de gnole.

Je marque ici un temps d’arrêt dans la narration de cette trépidante anecdote pour vous demander d’ôter de votre visage ce rictus d’amusement indiquant que vous avez d’ores et déjà compris ma vexation d’avoir fini trempé, il n’en est rien ; je n’ai pas fini dans l’eau.

Je reprends…
La soirée suivait son cheminement bonhomme entre braises rougeoyantes et anis enivrant, lorsque, de retour d’une escapade dans l’herbe pour une vidange ordonnée par une vessie caractérielle et dictatoriale, m’approchais-je naïvement de la piscine de mon hôte où je distinguait dans la semi obscurité d’un éclairage extérieur faiblard, mes futurs agresseurs et un troisième larron. La faute au manque de visibilité, ce n’est qu’une fois en leur présence que je réalisais qu’un des 3 était trempé de la tête au pied, et que tous affichaient un sourire de contentement habituellement réservé à l’orgasme. L’analyse de ma situation fut alors instantanée et les perspectives peu enthousiasmantes.
a/ Je suis à l’évidence des quatre individus en présence le moins trapus.
b/ Je suis peut-être le plus véloce mais l’obscurité en terrain inconnu et des cochonneries de sandales d’été jouent en ma défaveur. De surcroît, un départ en course obligerait initialement une volte-face qui me ferait perdre un temps précieux.
c/ Mes chances de grâce face à trois trolls gorgés d’hydromel sont grosso modo similaires à celle d’un afro-américain dans le couloir de la mort au Texas : homéopathiques.

Moucheron dans une toile dont je sais ne pouvoir m’échapper (et dans laquelle je me suis rué comme un con), je décide d’adopter une technique que nous qualifierons de « cramponnage frénétique », saisissant la poignée d’un volet directement à ma portée et focalisant toute mon énergie à la fermeture de mes doigts sur ladite poignée afin que ni rien ni personne ne m’en éloigne.
Alors qu’un premier dinosaure me saisit à la taille dans une posture prénuptiale équivoque, un second s’emploie à me faire lâcher prise, faute de pouvoir dégonder le volet. Le troisième déjà trempe doit estimer que 2 suffisent pour venir à bout de moi, et s’ébroue dans un coin.
La lutte qui s’ensuit ne rappelle en rien une quelconque scène d’action chorégraphiée dans un film hollywoodien, mais évoque bien plus l’accouplement de trois hommes et d’un volet.
Je ne dus mon salut qu’à l’arrivée de ma princesse de 3 ans, attirée par les mugissements rauques de ces minotaures en rut, qui fut proprement épouvantée de voir son papa-à-elle décollé de terre par le bassin et relié par trois doigts désormais à un panneau de bois oscillant tant et plus. Les pleurs de ma petite chérie calmèrent instantanément les ardeurs des 2 molosses molestant, qui lâchèrent prise, laissant ainsi à la soirée reprendre un rythme plus social et moins viril.

Ce qui me gonfle dans tout ceci, c’est que cette lutte aussi intense qu’imbécile m’a laissé des séquelles puisque le lendemain me levais-je du lit sujet à de violentes douleurs costales, qui, pour les gourmets qui y ont déjà eu droit, sont particulièrement pénible à vivre au quotidien car se rappelant à vous dès la première inspiration trop appuyée, au simple rire, quant aux quintes de toux, je ne vous dit pas…

Alors truc et machin (s’ils sont un jour amené à lire ce blog, ils se reconnaîtront), je ne vous en veux pas, vous savez que je vous adore, mais vos divertissements néanderthaliens me cassent un peu les couilles, et les côtes !


EPILOGUE

Quand j’étais enfant, je devais esquiver nerveusement d’être l’objet de ce que l’on appelait la « mise-à-l’air », comprenez déshabillage intégral contraint et forcé par des gamins de son âge que la nudité d’autrui amuse, le côté frêle de mon physique faisant, déjà à l’époque, de moi une cible de choix.

Quand j’étais adolescent, je devais me méfier des gaillards au collège dont un des hobby consistait à saisir quelqu’un par derrière et par les testicules en passant la main entre les jambes, et le faire décoller de terre, le côté maigrelet de mon physique faisant, déjà à l’époque, de moi une cible de choix.

Aujourd’hui, j’ai pris une décision mûre et réfléchie sur ma condition d’individu fluet (bien que gentiment bedonnant depuis quelques années) face aux agressions qui consistent à m’infuser de force dans une piscine… je ne lutte plus pour m’y soustraire et laisserai le cocasse rituel s’accomplir donnant ainsi pleine satisfaction à mes agresseurs. En revanche une fois dans l’eau, il n’est pas exclu que je pisse dedans ! Non mais sans blague…


Folzebuth

par Folzebuth publié dans : Colère
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Mardi 11 juillet 2006
Bon alors j’ai cherché un peu, parce qu’il faut bien admettre que même sans être une sommité dans le registre de la chanson pop française, ce titre « Le temps qui court » interprété dernièrement par les gens des Restau du cœur n’était pas sans m’évoquer quelques souvenir peu lointains. J’ai donc fait quelques recherches qui se sont avérées bien plus fructueuses que ce que j’espérais.

La version originale de ce titre s'intitule "Could it be magic" de Barry Manilow et date de 1975. Barry Manilow, pour info, c’est le type qui a aussi écrit "Copacabana", c’est vous dire s’il assure.

Alain Chamfort la même année pond "Le temps qui court", produit musicalement identique aux paroles francisées sans aucun rapport avec la version originale.

C’est ensuite au tour de Donna Summer de nous vendre ce single remixé disco, en 1976, soit 3 versions de la même mélasse en seulement une paire d’année… "Bonjour royalties, enchanté moi c’est pognon facile…"

En 1992, le joyeux et bondissant Boy’s Band "Take That" propose une resucée du produit désormais bien rentable de sieur Manilow qui doit se frotter les mains à s’en faire sauter les cals.

On ne change pas une formule qui gagne, c’est au tour des producteurs de Boy’s band français de mettre le grappin sur ce tube que tout le monde finit par marmonner à force de l’ouïr dans les rayons de supermarchés ; c’est chose faite en 1997 avec le groupe Alliage, qui comme son nom l’indique est un mélange nauséabond de différents éphèbes athlétiques auto-bronzés au sourire impeccable, vendus comme étant célibataires aux hordes en chaleur de pucelles ivres d’émoi.

Et nous voilà en 2006, où une pléiade d’artiste talentueux ayant depuis des années largement prouvés leur talent créatif, nous ressortent cette Nième version au profit de l’association de Coluche.

Alors perso je m’interroge :
A partir de combien de versions repompées d’un morceau de musique le risque de lassitude s’accroît-il, risquant de rendre le produit plus gerbant qu’autre chose ?

Et la créativité bordel ? Avec tout le respect que j’ai, et qui est légitimement dû, aux artistes des Restau du cœur, ne pourraient-ils pas pondre à plusieurs un titre original, même facile et peu travaillé, qui brillerait de part son côté collectif et « dédié à… », plutôt que de nous refourguer une variante d’un morne morceau de pop aux paroles sans aucun intérêt ?

Je sais, ce n’est pas bien de dire du mal de gens œuvrant dans le caritatif, c’est même carrément laid…
… mais bon, passer après "Alliage" ! Pourquoi ne pas reprendre aussi "Les Chevaliers du Zodia Aqueux" de Bernard Minet, ou "Je te survivrai" de Jean-Pierre François ?


Et vous savez quoi… la chanson en question est basée sur un prélude de Frédéric Chopin, courant XIXème siècle
Alors plusieurs questions se posent :
Sur qui Chopin a-t-il pompé ?
Existe-t-il aujourd’hui des artistes créatifs ou sommes nous soigneusement gavés depuis des générations de remix réactualisés de sonates, quadrilles et menuets des siècles derniers ?
Comme de nombreux morceaux de musique contemporaine semblent s’inspirer d’œuvres classiques d’une qualité universelle et reconnue, comment expliquer qu’ils aient un tel goût de chiotte ?


***

PS pour les gourmets : au cours de mes pérégrinations sur le web pour étoffer de matières molles cet article défécatoire, atterris-je sur le site de Bernard Minet où je découvris que Framboisier, gentille glaire lead vocal des "Musclés", jouait initialement dans un groupe appelé Titanic… personnellement ça me fait hurler de rire ce type d’anecdote. Rien que dans le nom du groupe, tu vois toute l’ambition de ses membres :
« Hé les mecs, j’ai trouvé le nom du groupe : Titanic ! On va faire un malheur !
- …et une top longue carrière ! Tu as de trop bonnes idées Groseillier.
- C’est Framboisier, connard ! »

A visiter, pour le plaisir :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Muscl%C3%A9s
http://www.bernardminet.com/et_muscles.php


Folzebuth
par Folzebuth publié dans : Constat dépité
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Mercredi 5 juillet 2006

A l’occasion des épreuves de philo dernièrement corrigée et notée pour notre cru de bacheliers 2006, voici la rédaction type qu’il eut été de bon ton de rendre à la fin des 4 heures afin d’obtenir la note maximum, sur 2 sujets soigneusement choisis.

***

Sujet n°1 : Ce qui est vrai est-il toujours vérifiable ?

Oui.
Démonstration ; Cyril et Mycose jouent dans la cour de l’école (Mycose, c’est en hommage au présentateur de la Star’Ac que sa mère aime bien, sauf qu’elle entend très mal d’une oreille). Cyril fait mal à Mycose qui s’en plaint auprès de la maîtresse – ce qui, entre nous, fait de lui un sale rapporteur.
« Dis donc Cyril, c’est toi qui fait du mal à Mycose ? » s’écrie la maîtresse sans pouvoir réfréner un penchant affectif coupable pour cet enfant au prénom ridicule.

- C’est même pas vrai d’abord !!! s’exclame aussitôt Cyril. Alors bien sûr, il s’exprime avec ses mots d’enfants, mais si on lit entre les lignes, qu’oyons-nous ?

- Que de peines me sont infligés en ce jour funeste ou de sombres assertions sont vers moi dirigées sans que nul ne puisse attester de leur véracité. Je vous mets au défi, vilaine, de trouver âme en cette cour capable de salir mon honneur de quelques manières que ce soit, en dehors de cette fripouille dont le prénom n’est pas sans évoquer une affection cutanée due à un champignon veule et microscopique !

La maîtresse ne peut rien prouver ni donc vérifier, rien n’est donc vrai dans ce que rapporta Mycose, dont on apprendra plus tard qu’il est un adepte de l’automutilation au bâtonnet de colle UHU doublée d’une balance, vestige des traumas d’une enfance meurtrie entre un père clus et d’une mère fan hystérique d’un présentateur d’origine grecque (pas comme son champignon de fils).

CQFD
Toujours finir une démonstration brillante par CQFD, ça en jette grave.

***

Sujet n° 2 : Peut-on juger objectivement la valeur d'une culture ?

Oui.
La valeur de n’importe quelle culture est fixée selon les cours et le marché, répondant à des critères concrets de coûts de production et de demande de la part des consommateurs.
De façon très objective, l’artichaut n’a que très peu de valeur, compte tenu de sa faible distribution liée à un aspect extra-terrestre peu ragoûtant et une saveur de vieille semelle de chaussure. La vigne en revanche, de part un éclat de rubis ou d’émeraude lorsqu’il est à maturité…
hein ? quoi… ? Comment ça il ne s’agit pas de cette culture… ?
Ah OK…  Au temps pour moi, c’est encore plus simple ! En 3 lignes :

En toute objectivité :
La culture bouddhiste, c’est plaisant.
La culture nazie, c’est effrayant.


Folzebuth
par Folzebuth publié dans : N'importe quoi !
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Lundi 3 juillet 2006
1- Je connais des grilleurs de clopes pour qui fumer de l’herbe régulièrement est ridicule, immature, et dangereux en cas de conduite.

2- Je connais des fumeurs de joints pour qui boire de l’alcool régulièrement est inquiétant, pathétique, et dangereux en cas de conduite.

3- Je connais des buveurs de pastis pour qui cramer une cigarette régulièrement est mauvais pour sa santé et celle de son entourage, même en cas de conduite.


Je me demande dans quelle mesure il n’est pas plus facile de régler les problèmes d’assuétudes et de dépendances des autres, que les siens.

Folzebuth
par Folzebuth publié dans : Constat dépité
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Lundi 3 juillet 2006
Jeu : essaye de mettre une date à ce sommaire journalistique d’actualité.


Le gouvernement envisage une réforme visant à résoudre le problème du déficit de ......, l’opposition déclare que cette méthode va mener au désastre.

Problème de dopage dans le cyclisme, le coureur machin a été contrôlé positif à...

Nuit agitée en Corse ou des explosions ont retenti dans plusieurs locaux d’administrations notamment. On ne dénombre aucun blessé.

Hausse du baril de pétrole qui s’affiche désormais à ... $

Social : les dirigeants de la société truc ont décidé de faire un geste suite à la pression des partenaires sociaux. Le leader du syndicat majoritaire estime que ce n’est pas assez !

Sondages ; le Président de la république vient de perdre encore … points dans les sondages et donc dans l’estime des français.

International, la réplique de Tsahal ne s’est pas faite attendre suite à l’explosion d’hier dans la bande de Gaza...

Soldes ; elles étaient plusieurs milliers à attendre fébrilement l’ouverture de la galerie marchande de ce grand magasin parisien, et à 8h01, comme vous le voyez sur ces images, ce fut la ruée.



Alors ? Tu n’y arrive pas ? C’est pourtant enfantin. Tu choisis une date au hasard dans le calendrier de ces 30 dernières années, tu tombes quasiment dessus (ou pas loin pour le sujet sur les soldes) !
C’est que qu’il ya de fascinant, je trouve, dans le travail de journaliste : sa simplicité. Car si l’actu qu’ils nous relatent est bien souvent triste, inintéressante, débile ou inquiétante, le qualificatif qui rassemble chacun des faits qu’ils nous rapportent est : récurrent.

Le cyclisme professionnel comptera toujours la même proportion de toxicomanes que n’importe quel technival.
Des agités insulaires continueront de faire exploser du plâtre et des tuiles dans leur île.
Les syndicalistes ne seront jamais pleinement satisfaits (face caméra) d’une décision patronale.
Le président de la république perdra toujours des points dans les sondages, progressivement et inéluctablement au fur et à mesure de son mandat.
Le cercle vicieux Israélo-palestinien n’a aucune raison de s’entendre sur une paix durable et raisonnable, la religion se mêlant de trop près à leurs problèmes de frontières.
Quant à l’opposition… j’ai envie de dire comme son nom l’indique, brillera toujours par la logique et la pertinence de ses analyses face aux propositions d’en face : c’est de la merde puisque ça vient d’en face.

Parce qui si en trente ans cela avait dû - ne serait-ce qu’un tout petit peu - changer, une amélioration sensible se serait faite sentir dans cet intervalle, au lieu de quoi…


Folzebuth
(Un peu fataliste aujourd’hui, je vous l’accorde)
par Folzebuth publié dans : Constat dépité
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Vesse fugace

A tous ceux qui échouent ici suite à une requête Google comprenant les mots « femme à poil », « Laetitia Boudou/Hallyday nue » ou encore « Grosse femme nue fait caca », le tenancier de ce blog vous informe qu’il est peu probable que vous trouviez une quelconque satisfaction à la lecture des écrits contenus ci-dessous. Vous pouvez donc passer votre chemin avec au cœur mon souhait que vous puissez trouver votre Graal (nu donc) sans trop de peine.

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