Samedi 30 juin 2007
Voici une petite exposition (non exhaustive) de quelques dessins sur les signes fait de nos jours avec la main, accompagné d’un petit texte à chaque fois sur le sens parfois caché de telles figures cabalistiques, l’objectif étant de m’amuser tout en essayant de te divertir et surtout, de travailler ma technique sur un sujet aussi délicat que la main ; les amateurs médiocres (auxquels je m’assimile) comme les professionnels du dessin sauront de quoi je parle.


Le salut motard
Signe de reconnaissance et de salut entre motard qui se croisent. A privilégier de la main gauche, pour d’évidentes raisons pratiques qu’il serait trop long à développer ici pour les non-initiés.
Ressemble à s’y méprendre au V de la victoire. Notez qu’il existe un signe de reconnaissance entre automobiliste, voir juste après.



Doigt d’honneur (ou salut automobiliste)
Comme vu précédemment, voici donc le signe de ralliement des nombreux automobilistes, en particulier les méditerranéens chez qui, c’est bien connu, la cordialité au volant est quasi institutionnalisée. Il peut s’accompagner d’un coup de klaxon appuyé, pour le cas où le destinataire n’aurait pas bien vu qu’un « salut » lui est adressé, voire également agrémenté d’un propos chaleureux adressé à voix haute, variant selon les localités ; quelques désormais classiques :
Va fanculo bastardo !!!
Kiss my ass, you bloody sucker !!!
Ta mère en string sur la Canebière !!!




Heavy Metal : « Les cornes »
Indispensable dans tout concert Heavy Metal qui se respecte, les cornes sont apparues dès l’avènement des groupes fondateurs de ce courant musical d’exception, Black Sabbath notamment au début des années 80, supposé évoquer une tête de diable, apportant de l’eau au moulin de tous les détracteurs puritains de ce genre musical pourtant divin. Ce signe de main, bras tendu vers le ciel tant qu’à faire, est au fan de Metal ce que la kippa est au juif pratiquant, une marque ostentatoire indispensable (notez que les deux ne sont pas incompatibles).



« Hang Ten Sign »
Reconnaissance entre les amateurs de sports de glisse et/ou extrême, largement popularisé par le personnage de Brice de Nice.
Le geste peut parfois s’accompagner d’un mouvement de rotation de la main en quelques va-et-vient, comme simulant l’agitation d’une bouteille d’Orangina… Geste coutumièrement accompagné d’un jargon spécifiquement « glisse » fait de ride(1), de fart(2) et de board(3).
Ne me demandez pas d’où vient ce nom, pas la moindre idée – mon lectorat véliplanchiste en sait peut-être plus.

(1) prononce « raïde », les rides, c’est plus tard, après de trop longues expositions au soleil
(2) qui vient de farter = oindre de paraffine une planche, et non de l’anglais « to fart », qui est beaucoup moins fun et beaucoup plus bruyant.
(3) démerdez-vous, je ne vais pas tout traduire non plus…

Peut également à travers une vitre signifier : « Téléphone pour toi, ramène ton cul », sans aucun rapport avec un éventuel côté fun de l’appel en question.


Ici, la main d’un ahuri qui n’a rien compris et fait une compil’ Heavy Metal Hang Ten à la plage.


Heu… alors celui-ci, pour bien faire, c’est celui qu’il faudrait oublier.
Anciennement salut fasciste, il est historiquement devenu le salut amical et réglementaire du parti, de la police et de l’armée d’un régime politique responsable d’un génocide et d’une guerre mondiale lors de la première moitié du siècle précédent. Il est encore aujourd’hui véhiculé par une poignée de débiles profonds arriérés et impuissants présents dans certains virages des tribunes du PSG, comme chez certains joueurs du même sport tel cette merde de Paolo Di Canio (dont je ne cesserai, toute mon existence durant, de salir le nom).



Le salut Scout
Scoutisme : mouvement créé par Baden Powell visant à rendre les gosses un peu démerdards tout en leur apprenant en plein air la vie en communauté et les jeux collectifs, le tout légèrement teinté de religion catho (du moins pour les Scouts de France que je connais). Puriste il y a encore quelques années – cuisine au feu, mobilier construit en bois, trou dans le sol pour WC – le mouvement tend aujourd’hui, sous la pression imbécile de réglementations ineptes conçues pour des colonies de vacances, vers une aseptisation cruelle faite de confort plastique et d’eau chaude vidant l’esprit initial de sa substance.
Les esprits chagrins et ignares ne retiennent aujourd’hui du scoutisme qu’une mentalité qu’ils imaginent paramilitaire, un accident tragique de voile survenu en 98, et une affaire ignoble de prêtre pédophile.

Un classique, la main qui fait coucou.
Très employé dans « La croisière s’amuse » par ceux qui partent, adressé narquoisement à ceux qui restent à quai, mais également par les journalistes en conférence de presse souhaitant avoir la chance de poser une question.
Notez, si seule cette main affleure et dépasse d’une grande étendue d’eau, il se peut que ce ne soit pas coucou…

Même signe que précédemment, d’un salarié maladroit d’un atelier de menuiserie.


Toujours le signe qui fait coucou, mais chez un malade de la lèpre. Notez que ce signe peut malheureusement être confondu avec de nombreux autres, ne permettant pas de distinguer le lépreux qui demande la parole de celui militant d’extrême droite néonazie.

La main qui a volé l’orange du marchand saoudien.
(notez que pour le travail technique du dessin de la main, celle-ci ne présente que peu de difficultés, et bon, peu d’intérêt OK…).

La main Spider-Man
Très populaire chez la jeunesse fan de comics d’il y a 30 piges.
Notez la similitude avec les cornes de metalleux (voir plus haut), la main étant simplement positionnée dans l’autre sens (pronation pour les "cornes", supination pour spider man), ce qui laisse à penser que Spider Man est fan de Judas Priest ou Metallica, mais ce n’est que pure conjecture.

Nous venons en paix
Le célèbre signe de paix affiché par les envahisseurs extra-terrestre qui, par ce stratagème odieux, endorment la vigilance du terrien moyen pour mieux lui envahir sa planète polluée.
Blague à part, il est intéressant de constater que, dans le reflet socio-culturel que représente le média ciné contemporain, les civilisations extra-terrestre sont toujours scientifiquement plus développés que celle de l’homme, mais qu’elle viennent toujours sur notre petite planète pour nous foutre sur la tronche et la coloniser (sauf peut-être dans E.T. et Contact). C’est à croire que nous sommes incapables de concevoir un comportement de civilisation autre que le nôtre à l’égard du voisin, à savoir ; déplacement chez lui, écrasage de gueule et confiscation des terres…

La main horrible du film d’épouvante (ou de Tchernobyl, on n’est pas sûr…) qui fait coucou


Mickey Mouse
Le classique enfin de la main de cartoon à 4 doigts, immensément popularisée par une souris anthropomorphique née en 1928 de la main d’un certain Walt D.
A ce sujet, les studios Pixar, rachetés par Disney en 2006, sortent cette année un film d’animation mettant en scène un rat, il semble que la boucle soit bouclée.

Folzebuth

(ben putain j'en ai chié ma race pour accoucher d'un post pareil, ça doit faire une semaine que je planche dessus, entre le texte, le dessin et la colorisation... alors juste déguste......    ...bon, suis crevé, vais me coucher...)
par Folzebuth publié dans : Dessin
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Vendredi 29 juin 2007
Dans un article précédent m’amusais-je à rapporter que le ton de la campagne présidentielle prenait un tour singulier, par le propos suivant :
Sinon, depuis plusieurs jours, les 2 présidentiables, candidats de deux grands camps présents dans l’hémicycle se balancent de sympathiques noms d’oiseaux, sans doute pour amener le débat au niveau de leurs militants les plus impliqués, je cite : hystérique, menteur, ignoble… …la classe.
J’attends les derniers jours avant le 1er tour, avec un peu de chance on en sera peut-être à connasse, peigne-cul et p’tite bite, qui sait ?


La réalité rattrape facilement mes projections exagérées puisque monsieur Devedjian, avec « Salope », vient de placer la barre encore plus haut.

On a beau exagérer pour amuser la galerie, il y aura toujours un imbécile pour faire mieux dans le vrai… c’est pénible, mais je relève le défi.
Donc, compte tenu du fait que les politiques sont de plus en plus classes et distingués, et tenant compte du fait qu’ils sont malvoyants au point de ne pas apercevoir quand une caméra est à 1 mètre d’eux, il n’est pas aberrant d’envisager que d’ici quelques semaines, les personnes suivantes se seront vu attribuer respectivement les qualificatifs de :
M. Hollande : impuissant au bout qui sent.
Mme Alliot Marie : vieille pute vérolée.
Mme Pécresse : connasse imbaisable*
M. Darcos : jean-foutre illettré
M. Besson : gros tas de cérumen
M. Borloo : alcoolique invétéré (ah non, c’est déjà fait par les guignols)

Au point où nous en sommes…

Folzebuth


*(amusant, le correcteur de Word souligne imbaisable et pas connasse…, et en guise de mot de remplacement pour imbaisable, il propose imbitable ; il est vrai que les mots se ressemblent étrangement, alors que pourtant leur sens divergent)
par Folzebuth publié dans : Constat dépité
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Mercredi 27 juin 2007
Je ne sais pas si tu suis l’actu en ce moment, mais les journalistes, toutes chaînes confondues c’est le plus étonnant, n’arrêtent pas de nous bassiner avec le super ministère taillé sur mesure pour Alain Juppé, et dont Jean-Louis Borloo a hérité au grand dam de ce premier, ce qui fait de lui un super ministre, tout en évoquant l’hyper présence sur tous les fronts du Président de la République Nicolas Sarkozy…
Comme beaucoup de choses au quotidien, cette utilisation intempestive de superlatifs m’a tout d’abord intrigué, puis rapidement agacé, tant je la trouve excessive, maladroite et inappropriée.
Que l’on me parle de grand ministère, de haut ministère, de ministère étendu ou double ou que sais-je encore…pourquoi pas. Mais…

Le premier mot du dictionnaire venant après adj. inv. à la définition de SUPER est : Familier.

C’est bien là le souci. Je trouve un peu naze qu’une fonction, une charge gouvernementale et les locaux qui lui sont attachés soient rapprochés en binômes avec un qualificatif familier habituellement réservé à l’appréciation que le quidam fait au sortir d’une salle de ciné sur le film qu’il vient de voir : "Taxi 4, c’était trop super !"

Les synonymes de super dégotés par votre serviteur sont : épatant, extraordinaire, formidable, magnifique, remarquable, beau, merveilleux, surprenant, étonnant.
Maintenant amuse-toi à en trouver un capable de se substituer de façon non ridicule dans un contexte ministériel…
Journaliste : "…alors que Mme Valérie Pécresse vient de prendre officiellement ses fonctions de Ministre Épatant, nous accueillons ce soir Hervé Morin qui remplace désormais Mme Michèle Alliot-Marie, au Ministère Remarquable."

Ma fille de quatre ans trouve pas mal de choses « super »… en fait, elle a pas mal de qualificatif qui ma foi pourrait très bien convenir à la définition de différents ministères :
Le ministère trop cool
Le ministère génial
Le ministère plus grand que papa (qui peut toucher le plafond)


Quand à Hyper, pour être complet sur le sujet, voici la définition que j’en trouve :

HYPER-, élém. Formant
Élém. tiré du gr. « au-dessus, au-delà » qui entre dans la construction d'un grand nombre de mots, surtout de le langage scientifique et particulièrement médical, indiquant presque toujours une intensité ou une qualité supérieures à la normale, une exagération, un excès, le plus haut degré (ces mots constr. ne prennent gén. pas de trait d'union).
Exemples (dont un me concerne) : hyperalbuminose, hypertension, hypergénital, hypersexuel

Alors que les journalistes affirment que le président est hyper-présent sur de nombreux fronts est soit un abus de langage à mon sens, un emploi inopportun de vocabulaire dont il ne maîtrise pas tout le sens, soit un souhait d’indiquer à ses auditeurs/lecteurs que Sarko est vu de manière exagérée et excessive, puisque c’est bien ce dont il s’agit si l’on s’en réfère à la définition, et dans ce deuxième cas, c’est l’impartialité des équipes rédactionnelles que l’on est en droit de critiquer car rapporter une info en y saupoudrant son avis peut se faire dans une chronique hebdo d’un magazine à la couleur clairement affichée, mais n’a rien à faire selon moi dans un JT ou en PQR.

Voilà, c’est tout…

Folzebuth.
par Folzebuth publié dans : Agacement léger
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Vendredi 15 juin 2007
    J’ai un instinct de conservation développé. Trop sans doute car il me dicte souvent ma conduite avec de basses considérations visant à protéger l’intégrité – dans le désordre – de ma (petite) personne, et celle de ma famille.
Ainsi dus-je naguère au cours d’un échange justifier le pourquoi de mon non-intérêt absolu pour telle région du globe, avec des arguments trop terre-à-terre au goût de mon auditoire qui très rapidement me toisa avec dédain, car de baroudeur ou d’aventurier je n’ai guère l’étoffe, et qu’à prendre au pied de la lettre certains de mes emportements, on peut rapidement me juger comme sectaire, voire même gentiment con.
Il n’en demeure pas moins que certains de mes principes les plus élémentaires sont en inadéquation totale avec certains régimes politiques, certaines idées sur les bonnes mœurs et certaines traditions ; et quitte à voyager, j’aime autant ne pas revenir avec un ulcère d’écœurement.

Et pour développer un peu…

Je ne goûte pas ces états où l’argent est tout, alors que figure sur les billets de banque l’effrayante maxime « In God We Trust ».

Je n’ai pas trop envie de me rendre dans des régions de France ou d’ailleurs, où les mots « Les touristes dehors » sont tatoués en patois local sur les murs de stades ou d’arènes.

Je n’ai guère l’humeur à me rendre dans des pays où des cinglés crient Allah Akbar en tirant des rafales en l’air avec des fusils d’assaut d’origine soviétique.

Je n’ai pas trop d’attirance vers ces nations gangrenées de groupuscules armés pratiquant l’enlèvement et la prise d’otage longue durée de façon stakhanoviste.

Je ressens que très peu le besoin d’aller me pavaner au soleil d’une nation dont le gouvernement enferme en taule les citoyens ayant une sexualité considérée comme déviante (après les avoir magnanimement jugés tout de même).

Je n’apprécie que modérément la compagnie d’énergumènes se qualifiant d’indépendantistes, plastiquant à tour de bras les alentours pour revendiquer une culture faite de fromages caprins, de dialecte folklorique et d’une passion immodérée pour sa caillasse et son maquis.

Je n’ai pas tellement d’affinité avec les sociétés où le pouvoir en place musèle et séquestre la presse, voire la réduit définitivement au silence par indigestion de plomb, tout comme je suis mal à l’aise avec l’idée qu’un gouvernement puisse posséder et contrôler celle-ci.

J’ai pas mal de mépris pour ces contrées coffre-fort appelées « Paradis fiscaux » où tout l’argent du monde vient se blanchir et se reproduire.

Il n’est pas à ma guise de me rendre dans un pays où n’importe qui peut déambuler avec un calibre .38 légalement dans la poche, et où un Président ne peut pas faire de discours sans caser Dieu dans le texte.

Last but not least, je ne suis pas vraiment client d’un tourisme guilleret sur un sol où la femme est obligée de se promener avec les draps du lit enveloppant son corps (et un petit grillage coquet devant le visage bien commode pour y voir et ne pas se cogner), pas plus qu’il ne me siérait de soigner mes coups de soleil en un lieu où l’on force des gamins de moins de 10 ans à travailler de l’aube au crépuscule.


Alors tu as sans doute raison toi qui me lit, de penser que ce n’est pas en boycottant le tourisme d’un pays qu’on l’aidera à résoudre ses problèmes… ouaip.
Mais je me dis que, d’une manière générale, étant puissamment allergique à la connerie, aux racismes multiples, à la violence armée, aux dictatures sous toutes ses formes et au mélange religion/politique, m’y rendre comme si de rien n’était n’arrangerait rien non plus.


Folzebuth
par Folzebuth publié dans : Constat dépité
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Vendredi 8 juin 2007
Hop, encore un sujet tartine sur lequel j’aime répandre ma bile lorsqu’il est abordé en société, mais qui n’avait encore pas fait l’objet d’un billet ici.
C’est parti…

Hier, j’ai amené mon fils se faire vacciner chez le pédiatre.
Mon épouse, prévoyante et se conformant à l’usage imposé communément appelé "la prise de rendez-vous", nous avait casé sur un 18h auquel je me conformais précisément, accompagné de ma fille, de mon fils et d’un sac à merdier contenant en vrac, du change-à-cul, des fringues, du lait-à-fesses, un carnet de santé etc…
C’est donc encombré de ce barda - avec le fils dans un Cosi* et la fille remontée comme une montre car sa journée écoulée ne lui avait offert que peu d’occasion de se dépenser – que je me présentais à 18h précise, car j’aime la ponctualité et les harengs pomme à l’huile.

*Pour le lecteur n’étant pas encore initié aux joies de la paternité, Cosi est l’abréviation de Maxi-Cosi, sorte de bassine avec molleton et harnais incorporé servant au transport automobile de la marmaille jusqu’à 12 mois (voire un peu moins de 12 si tu as fait un gros loukoum) ; le Cosi en tant que marque est au siège auto ce que le frigidaire est au réfrigérateur.

Sans surprise, la secrétaire m’indiqua la voie de la salle d’attente, je dis sans surprise car j’ai trop conscience du côté pathologique de mon respect de la ponctualité pour exiger la même chose du reste du monde, et qu’un léger retard sur l’horaire prévu de la part du professionnel peut aisément s’expliquer par un patient délicat à traiter avant nous.
Je ne peux pour autant m’empêcher la réflexion suivante : c’est amusant de voir que la médecine est pratiquement le seul corps de métier ayant institutionnalisé l’attente ; j’en veux pour preuve que pas un cabinet médical en France ou ailleurs ne dispose pas de salle d’attente. C’est tellement entré dans les mœurs que ça ne choque plus personne, comme se servir soi-même à la pompe (d’une station pourtant en difficulté face à l’hyper d’en face qui brade le gasoil) ou débarrasser son plateau dans un fast-food… ça fait partie du tableau.
A ce sujet, tu peux trouver de la lecture gracieusement mise à ta disposition dans les salles d’attente ; ce genre de presse que personne n’achète mais qui se vend très bien, dans laquelle on nous raconte par le menu le quotidien de gens qui ne sont pas comme nous, le cul sur une chaise à attendre qu’on s’occupe de nous ; des gens qui n’ont qu’à claquer une liasse en affichant leur notoriété pour simplifier à l’extrême les démarches administratives pour adopter à l’étranger. Toi qui lit Gala ou Match dans ta salle d’attente, c’est aussi sous le signe de l’attente que tes démarches d’adoption se feront, interminable attente (spéciale dédicace affectueuse à des cousins de moi qui n’ont pas la « chance » de s’appeler Brad ou Angelina). Mais je digresse.

19h20, c’est l’heure à laquelle le pédiatre nous a reçus…
Nous avions rendez-vous.

La veille, visite chez le généraliste pour la fille, salle d’attente bondée, même magazines à disposition (seule l’année de parution change d’un cabinet à l’autre) : 1h d’attente, consultation sans rendez-vous.

Une première constatation s’impose : il vaut mieux, si l’on est pressé, allez chez le généraliste que chez le spécialiste, ce dernier se positionnant assez mal sur l’échelle de la durée d’attente.
Secundo, le fait de prendre rendez-vous chez le spécialiste n’est en aucun cas une garantie de passage à l’heure indiquée, c’est juste une garantie qu’il ne sera pas en congé le jour où vous présenterez, point barre.

L’hiver dernier, j’ai appelé pour prendre rendez-vous avec un ophtalmologiste afin qu’il fasse un check-up oculaire complet de la marmaille. Rendez-vous positionné dans sa grille d’agenda un trimestre plus tard…

Pour autant, les 3 praticiens s’étant comportés de manière professionnelle, cordiale et humaine, ce n’est pas à eux que j’adresse ma grogne…

…ça vient…


Ceux qui me connaissent me voient venir de loin dans mes pompes sur ce sujet consternant d’évidence crasse et de bêtise humaine.
Tu sais ce que c’est le Numerus clausus ? C’est du latin, ça fait de suite plus sérieux, universitaire, et surtout moins compréhensible que "barrage filtrant" ou "robinet coupé". Cela signifie "Nombre fermé". C’est une idée brillante d’une ministre de la santé en 71, Mme Simone WEIL, plus connue et ce n’est pas dommage, pour son combat pour l’avortement libre des femmes en France, ce qui lui valait à juste titre une côte de popularité significative auprès de la population (j’utilise l’imparfait car son dernier engagement auprès d’un candidat aux élections présidentielles a un poil fait chuter cette côte auprès de l’électorat de gauche).
Le principe est tout simple : réduire l’accès à la profession médicale dans son ensemble par le biais d’un concours au nombre d’admissibles très restreint.
Ça, c’est la partie simple.
Le plus complexe est ensuite d’arriver à comprendre le pourquoi de la chose, de manière objective et cartésienne.
Avant d’en arriver à ce que je crois être l’explication la plus plausible, faisons un exercice de logique basique :
A/ Le baby-boom est une période de l’histoire affichant dans de nombreux pays une explosion démographique suite au dernier conflit mondial, donc de la fin des années 40, au début des années 60.
B/ Toute cette jeunesse fringante a eu autour de vingt piges autour des années 65, 70, et a pu accéder de manière libre aux professions médicale, puisque l’étranglement en début de cycle d’étude n’existait pas.
C/ Toute cette jeunesse fringante commence aujourd’hui à flirter avec les soixante balais, c’est ce qui arrive quand le temps passe… la retraite n’est donc plus très loin. La retraite, c’est quand on ne travaille plus ; patienter dans une salle d’attente d’un praticien à la retraite peut durer une éternité, méfiez-vous.
D/ Dans l’intervalle B et C a sévit Mme WEIL, le nombre de médecin formés chaque années étant depuis sévèrement comprimé (non effervescent).

Je ne suis pas quelqu’un de bien malin. Pas fait de longue étude, suis d’une intelligence et d’une vivacité d’esprit qui n’impressionne que moi, et encore pas tous les jours. Mais sauf erreur de ma part, il me semble que prendre en considération les points avérés et évoqués ci-dessus propose une perspective alarmante d’un point de vue démographie médicale pour les 10 ans à venir…
Ch’uis pas ministre, ch’uis pas médecin, j’ai même pas mon brevet de secouriste, mais ça fait à peu près 15 ans que je dis à qui veut bien m’écouter qu’on se dirige vers une crise majeure de la disponibilité du personnel médical (notamment en province chez les bouseux dont je fais partie), sur la base de ces simples éléments de A à D.

Et tout ceci pour quoi ? Quelle est donc la finalité de ce Numerus clausus impitoyable et destructeur de vocations.
A ce stade, on sort du rapport de faits incontestables pour rentrer dans le domaine de l’appréciation personnelle, colérique et sujette à controverse.

Tout d’abord par élitisme nauséabond ; afin que la profession médicale demeure noble et sur piédestal aux yeux de tous. La médecine, c’est pas un métier de con. Si trop de monde arrive à exercer, la profession se banalise, comme le boucher ou le vendeur de fripes. Qui voudrait voir son sacerdoce obtenu sous serment d’Hippocrate face aux yeux embués de sa famille et du jury émérite, ramené au rang de simple gagne-pain pour bachelier +5 quelconque ?

Ensuite pour de basses raisons pécuniaires ; moins il y a de docteurs, plus ils sont obligés de bosser (une théorie fumiste que j’ai lu sur internet prétendrait que moins il y a de médecins, moins les gens consulteraient… tu parles d’une connerie). Plus ils sont obligés de bosser, ben plus ils gagnent, c’est tout con. Dans certains pays ou les professions médicales et paramédicales ne sont pas protégées, il y a un marché de l'emploi médical bien plus libre, avec du chômage, et ceci est tout bonnement inenvisageable par un conseil de l’ordre hexagonal veillant au grain.

L’argument le plus frappant militant en faveur de mon avis sur le sujet, et de lire sur internet le contenu justifiant l’existence du Numerus clausus, c’est à tomber à la renverse :
Le numerus clausus est mis en place pour plusieurs raisons :
  • ·Réguler le nombre de professionnels diplômés donc le nombre de professionnels en activité.
  • ·Limiter le nombre d'étudiants dans des filières avec beaucoup de stages, dont la qualité serait amoindrie par un surnombre (une des raisons du numerus clausus médical en France est l'externat obligatoire pour tous les étudiants).
  • ·Dans une bien moindre mesure, assurer une capacité de travail et de mémorisation minimale par une sélection drastique, dans l'optique d'études longues et difficiles.

Réguler le nombre de professionnels m’explique ce que le Numérus Clausus fait, il relate la conséquence de sa mise en place, pas le pourquoi…
Ça revient à répondre "Pour aller plus vite" quand quelqu’un te demande pourquoi tu accélères ? C’est prendre le questionneur pour un con. Une réponse claire et honnête serait : "Parce qu’on est en retard" ou "Parce que j’aime la vitesse".

Éviter le surnombre et la perte de qualité qui en découlerait. OK, donc là on me prend bien pour un abruti. Les examens ne serviraient donc pas à sanctionner ceux qui sont bon de ceux qui ne retiennent rien, c’est juste que si les étudiants sont trop nombreux en TP, ils seront de mauvais médecins. C’est puant de malhonnêteté.

Le troisième point a le mérite d’être clair et franc ; on cherche des bêtes à concours.

Pour conclure, je pose une simple question ; si cette sélection drastique a pour vocation d’améliorer le niveau de compétence des praticiens en activité, en diminuant l’effectif en cours et lors des stages, tout en triant sur le volet l’élite estudiantine, la crème de ce qui se fait de meilleur comme machine à apprendre, que faut-il penser des médecins déjà en activité, les quinquagénaires qui ont eu le titre de docteur sans passer ce concours ? Ce sont sans doute des mauvais, enfin j’imagine…

A quoi sert un Numerus clausus à l’entrée des facs de médecine si concomitamment, la France fait venir de l’étranger des médecins pour pallier au manque d’effectif dû à ce même Numerus clausus, médecins de l’étranger qui souvent n’ont pas eu a franchir ce type de barrage, et qui sont de facto des praticiens de médiocre qualité à l’instar des quinqua de chez nous susnommés.

J’en connais un qui va encore me rétorquer que mes arguments ne sont dictés que par une rancœur aigre due à un échec en PCEM1 il y a de ça moult années, je ne résiste pas au plaisir de lui couper l’herbe sous pied en lui rétorquant - Bien sûr que oui !!! Ce serait insulter votre intelligence que d’essayer de vous faire gober le contraire.
Les arguments évoqués ci-dessus n’en demeurent pas moins vrais.

Folzebuth
par Folzebuth publié dans : Colère
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Vesse fugace

A tous ceux qui échouent ici suite à une requête Google comprenant les mots « femme à poil », « Laetitia Boudou/Hallyday nue » ou encore « Grosse femme nue fait caca », le tenancier de ce blog vous informe qu’il est peu probable que vous trouviez une quelconque satisfaction à la lecture des écrits contenus ci-dessous. Vous pouvez donc passer votre chemin avec au cœur mon souhait que vous puissez trouver votre Graal (nu donc) sans trop de peine.

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