Mercredi 23 avril 2008

Je trouve parfois vain d’essayer d’accepter

Qu’on me dise le contraire face à une vérité,

Ecouter l’argument, mettre de l’eau dans son vin,

Peut être perte de temps et me rendre chagrin.


Obligé au boulot d’œuvrer sur un PC,

Je suis au quotidien constamment agacé,

Des travers et des torts que ce système affiche,

De ses insuffisances, de sa logique en friche.


Travaillant d’arrache-pied sur un diaporama,

Au clavier cliquetant s’affairaient donc mes doigts.

Qu’il est doux le labeur de celui qui maîtrise

L’outil informatique qui chez certains défrise.


Une fois la sauvegarde dûment effectuée

M’apprêtais-je à ôter d’un geste débonnaire

Le support de travail qu’est ma clé USB

Que l’unité centrale avait dans le derrière.


Il en est comme du sexe à l’égard des PC

Et tout geste un peu brusque se doit d’être annoncé

Il n’est point de saillie sans doux préliminaire,

Pas de retrait de clé sans us protocolaire.


De cliquer donc ici pour prévenir la bête,

Que cette mémoire est mienne et qu’il me faut l’extraire


Lassitude profonde et coma du regard

Font de pâle témoin du brasier qui débute,

Et mes premiers mots sont, je le dis sans bobard,

« Putain de con d’ordi » en lieu et place de « Flûte ! »


« Je nique ta carte mère, pisse sur ton processeur »,

Autant d’interjections qui apaisent mon sang,

La bestiole faisant mine d’ignorer mon malheur

Je gratifie en plus d’une taloche sur l’écran.


M’assurant derechef que tout est bien fermé

Que la barre des tâches est vierge de toute appli

Je relance ma requête un peu désespéré

D’obtenir quelque chose mis à part ceci :




Opiniâtre je suis quand il me faut convaincre,

 

Mais devant le néant, la froideur numérique,

Mon sang ne fait qu’un tour, je me dois dois* de vaincre,

À l’objet je ne suis point trop dans la supplique.


Faisant fi, en rageant, de ce message zélé

Je retirai l’objet sans tambour ni trompette

Avec la peur au ventre et les tripes nouées

Si tu tires sur mon doigt tu verras comme c’est chouette.


Je te vois qui, comme Jacques, sur ton siège chancelle,

Sur la perte de données qui eut pu être subie,

Que de peur que d’effroi l’ai-je donc échappé belle ?

Allez-vous en savoir avec pareille lie.


La morale :

Mon PC est semblable à une prostituée,

Blonde à l’haleine de « brunes » et sapée comme un sac

Qui te promet beaucoup et te laisse affamé

C’est certain aujourd’hui je lui préfère le Mac.

(Vous ne la trouverez pas chez La Fontaine celle-là !!!)


Folzebuth

*Oui, j’ai mis 2 « dois » car il me manquait un pied, et que, pour autant que je sache, la gente féminine m’a toujours rapporté qu’avec 2 « dois », on prend son pied…
J’ai honte.

par Folzebuth publié dans : J'ai des vers
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Épice déçu

Vesse fugace

A tous ceux qui échouent ici suite à une requête Google comprenant les mots  "femme à poil", "Laetitia Boudou/Hallyday nue" ou encore "Grosse femme nue fait caca", le tenancier de ce blog vous informe qu’il est peu probable que vous trouviez une quelconque satisfaction à la lecture des écrits contenus ci-dessous. Vous pouvez donc passer votre chemin avec au cœur mon souhait que vous puissez trouver votre Graal (nu donc) sans trop de peine.
 

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