Jeudi 9 mars 2006
Il y a certains jours où, en lieu et place d’un fumet délicieux venant de flatter tes narines, c’est la moutarde qui te monte au nez.

En matière de restauration d’une manière générale, quand tu souhaites faire bombance dans un établissement faisant commerce de ce type de service, tu as le choix entre pointer le bout du nez précédemment cité sans avoir pris le soin au préalable de t’annoncer téléphoniquement, ou à l’inverse, tenter ta chance sur une arrivée spontanée et enthousiaste, sans aucune garantie qu’une table ne soit disponible dans l’heure à ton égard.

La méthode communément appelée « réservation » est assez rustaude et cocasse, je vous en décrit l’usage : cela consiste à prendre son téléphone, composer le n° du restaurant de son choix, attendre que l’on décroche à l’autre bout du fil, et demander poliment si « une table à telle heure, c’est possible ? », sans omettre de préciser le nombre de convives, et éventuellement si fumeur ou non. C’est très simple je vous l’accorde, pour ne pas dire bêta, mais toutefois fort répandu de nos jours dans les relations plus ou moins stables qu’entretiennent les professionnels de la table et leur clientèle.
Les restaurants gastronomiques les plus cotés, ne désemplissant jamais compte tenu de leur notoriété, utilisent également cette méthode pourtant plus commune que leur cuisine. J’ai personnellement vu des fast-foods bloquer des tables pour X personnes suite à un appel téléphonique (et ils le font même chaque mercredi pour les anniversaires de mouflets). Pas un restaurant aujourd’hui n’ignore à quel point la balourde méthode de « la réservation » est confortable pour le client, à l’exception d’un : l’entrecôte.

A l’entrecôte, lorsque j’appelai, on me sourit poliment au téléphone et on m’expliqua qu’il n’y avait pas de réservation possible, qu’il fallait venir directement et pis c’est tout !
« Ah… ? » répondis-je alors en essayant de masquer mon désarroi et le fait que j’avais un peu l’air d’un con.
Alors je me rendis directement à l’établissement en question tout en essayant de me remémorer le dernier repas à cette enseigne ; mes souvenirs évoquèrent pêle-mêle un repas savoureux mais aussi et surtout une attente significative avant d’avoir une table, ce qui me permit à l’époque d’observer à loisir, et debout pendant 45 minutes, mes contemporains assis en train de manger, ce qui je dois l’avouer fut une expérience assez neutre somme toute, pour ne pas dire profondément chiante.
Arrivé à l’adresse, je distinguai un attroupement sur le trottoir d’environ 5 âmes en peine grotesquement alignés dans la posture de ceux qui attendent le bus, la marée ou l’ouverture des grilles du palais omnisport de Bercy. Voilà pour la partie émergée de l’iceberg, celle qui subit les assauts des intempéries, car à l’intérieur immédiatement derrière la porte sont plantés dans la même posture le triple d’individus tous sagement en file indienne, attendant gentiment que ceux qui sont assis se lèvent, ce que ces derniers ne sont pas pressés de faire compte tenu du fait qu’eux-mêmes ont gagné leur place après 3/4 d’heure d’attente…

Il en est ainsi à l’Entrecôte ; ton repas, il faut le mériter (en plus de le payer cela va sans dire). Il faut faire acte de pénitence pour avoir le droit, que dis-je, le privilège d’avoir une table.
C’est un peu comme dans le corps médical, l’attente est une tradition, à cette différence que les médecins ont la décence de t’offrir une chaise et de la lecture pour te faire patienter.

Folzebuth
par Folzebuth publié dans : Colère
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Mardi 7 mars 2006
Bonjour, et bienvenue sur un blog fait de hargne, colère et incompréhension...

Son contenu n'est ni plus ni moins qu'une purge de son auteur et les propos qui y sont tenus n'engagent que lui.

Vos commentaires sont les bienvenus.

Le maximum est fait dans ce blog pour éviter les fautes d'orthographe, ceci notamment afin de distinguer cet espace d'expression public de la majeure partie des sites personnels qui en regorgent, tendant de plus en plus à faire passer la langue française pour du papier hygiénique.
Aussi si une erreur est relevée, merci de m’informer de cet oubli impardonnable, je me ferai un devoir de rectifier.

Bien à vous et bonne lecture

Folzebuth
par Folzebuth publié dans : jichitsu
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Mardi 7 mars 2006
J'ai il y a peu déversé ma colère sur papier, plié puis mis sous enveloppe, voici en substance ce que cela raconte :

Bonjour FINAREF, bonjour la FNAC et bonjour Marie Dubosc, ma conseillère Finaref qui n’est certainement pas le pseudo d’une personne fictive,

Je vous écris aujourd’hui pour vous faire part de mon étonnement suite à la réception de votre proposition de crédit renouvelable.
Dans cette correspondance, vous me proposez généreusement et sans aucune sollicitation de ma part, de bénéficier d’une somme d’argent assez significative, 940€, somme créditée sur mon compte Carte FNAC et à ma disposition pour effectuer des achats dont la nature est laissée à ma discrétion, et tout ceci à un taux de remboursement stratosphérique digne de n’importe quel autre crédit revolving « pousse-à-la-conso ».

Or il se trouve que vers le milieu de l’année 2005, à l’établissement Fnac de Labège (31), me présentai-je avec la ferme intention de faire l’acquisition d’un iPod, investissement assez coûteux face au budget mensuel de mon foyer, mais il faut bien se faire plaisir de temps en temps, vous en conviendrez.
Étant détenteur de la carte Fnac depuis plusieurs années, sans pour autant m’en être servi de façon régulière je dois admettre, je me rappelle qu’il est clairement écris dans les avantage de la carte, je cite :
"Au moment de votre achat, en magasin ou sur Internet, vous pouvez également profiter de facilités de paiement exclusives, vous permettant de régler vos achat en plusieurs fois".

Voilà qui devrait faire mon affaire me dis-je candidement, les 200€ de ce baladeur numérique représentant comme je l’ai dit précédemment une somme certaine ; en 2, 3 ou 4 mensualités, peu importe, tant que ce n’est pas tout d’un coup…
Seulement la jeune salariée de l’établissement Fnac devant son morne ordinateur, en charge de valider ma demande, fut au regret de m’informer que ma demande ne pouvait aboutir auprès de Finaref, sans plus d’explication… !!!

On résume : je gagne modestement ma vie, on me refuse une facilité de paiement sans justification aucune, et une poignée de mois plus tard, on me propose un crédit renouvelable à des taux oscillant entre 16,25 et 17,94%, dispo sous 48h sans justif de ma part...
Vous êtes, pardonnez ma franchise, à vomir.

Ce qui me fascine le plus dans tout ceci, c’est la laideur du procédé ou l’étrangeté de la coïncidence qui vous amène à fourguer ce type de crédit, dont on sait par expérience qu’il est un puissant vecteur de surendettement, à des individus ou des foyers ciblés modestes pour lesquels une simple facilité de paiement fut refusée quelques mois plus tôt.

Je ne vous salue pas et vous méprise tranquillement.

Folzebuth 
par Folzebuth publié dans : Colère
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Mardi 7 mars 2006
Un matin tu te lèves à 5h15 pour embarquer 1h15 plus tard sur un vol interne, déplacement professionnel aux frais de ta boîte, les yeux ensablés, la langue et l’haleine en révolte, l’esprit toujours perdu dans un lointain far-west où il y a encore 5 minutes régnait la loi, ta loi, celle de ceux qui ne se laissent pas emmerder par les cons.
Tu t’habilles, rassembles tes affaires en maugréant contre la fatigue qui t’englue le cerveau, avales un café tiède (car cette saleté de micro-onde chauffe comme bon lui semble) et tu te rues dans l’escalier car le taxi commandé la veille risque de ne pas attendre.
Confortablement installé sur la banquette arrière du taxi, ton esprit navigue entre la quiétude d’un endormissement qui te guette, et cette rage par anticipation due au ton blasé que va employer inéluctablement ce chauffeur hirsute pour t’expliquer, une fois à bon port, qu’il ne prend pas la CB, considérant sans doute comme une évidence que tout se monde se promène en permanence avec une liasse de billet.
Tu payes la course, en liquide donc car désormais tu apprends à anticiper ce type de désagréments, tu sors de l’habitacle chauffé pour rentrer dans un autre beaucoup plus vaste mais tout aussi soporifiquement chaud, où les gens souriants sont alignés derrière des comptoirs pour te demander « couloir ou hublot ? ».
Une fois ta réservation enregistrée, c’est l’esprit serein que tu te diriges vers le portique de sécurité, que nous appellerons désormais le coin des receleurs.
Tu es serein parce que tu as oublié ; tu as oublié mais ça ne va pas durer, car tel un pneu absurde vers le hérisson naïf se rue vers toi l’incongruité d’une situation aussi déconcertante qu’imbécile.

C’est dans le coin des receleurs que le drame se joue. Innocent que tu es, tu déposes tranquillement les objets métalliques t’ornant sur le tapis glissant inexorablement vers le gouffre glouton aux rayons indiscrets, car tes breloques sont susceptibles de faire couiner le chambranle inquisiteur sous lequel tu dois parader.
Humiliation, incompréhension, agacement, fureur.
« Monsieur, vous pouvez ouvrir votre sacoche je vous prie ? ».
Si la formule est courtoise, le propos sonne comme un glas. Ne comprenant pas quelle peut être l’origine de la requête, le soin de faire bonne figure prend le dessus, et un acquiescement poli est bredouillé à l’encontre de la personne en uniforme te faisant face.
Merde ; ton couteau suisse.
Depuis des années il te suit partout, passant d’un short à un blouson, d’une boite à gant à, dernièrement, cette connerie de sacoche… Pas un instant tu n’as pensé à le laisser à domicile ; l’oubli con. Tu le portes sur toi comme on porte une ceinture sur un pantalon pourtant trop juste, comme on porte une gourmette ou des boucles d’oreilles, comme on porte du vernis aux orteils avec des chaussures fermées – ça n’est pas vraiment utile, mais c’est sur toi.
« Vous ne pouvez pas embarquer avec ceci monsieur », t’inflige-t-elle, avec dans le regard ce pétillement fébrile du pécheur dont le bouchon frétille.
- Je comprends, bien sûr », rétorques-tu, tout en pensant – merci du scoop dindon, tu as d’autres évidences à clamer fort et clair, ou bien c’est bon, tu t’es vidée ?
C’est alors que l’impensable se produit. Alors que tu envisages de t’enquérir auprès de cette personne d’une solution consistant à laisser en dépôt, quitte à payer pour, l’objet incriminé, celle-ci te demande de retourner déposer le multi lame helvète et encombrant dans ta voiture… Accroché désespérément à cette solution que serait une consigne, je l’informe que je ne suis pas venu en voiture mais en taxi (qui ne prend pas la carte bancaire).
Alors que tu te crois dans une impasse, sans nulle part ou aller, le sol se dérobe sous tes pieds quand la fonctionnaire te tend d’un geste ferme et décidé une poubelle de bureau en plastique gris. Ton esprit s’égare un court instant devant le côté inouï de cette situation : la solution d’Air France face aux objets non autorisés malencontreusement gardés sur soi, c’est la poubelle…

La poubelle…

Tu ne peux te résoudre à jeter l’objet. C’est un cadeau de tes parents, il y a plus de 15 ans. C’est plus qu’un vulgaire couteau multi fonctions, c’est un morceau de ta jeunesse, c’est l’intention qu’ont eu tes parents de te faire plaisir, c’est des souvenirs.
Comprenant au bout d’un moment que vos chemins se séparent inexorablement, et alors que rien n’aurait pu te laisser imaginer une chose pareille il y a encore quelques minutes, tu décides de l’offrir à cette personne, de lui en faire cadeau ; elle-même pourra alors en faire profiter à un de ses gosses… mais cette procédure n’est pas dans le manuel, et se voit donc proprement déclinée, nous ramenant une fois de plus sur la voie du plastique gris.

C’est sur un « ploc » lugubre et pathétique que ton couteau termine son existence en heurtant le fond idiot d’une poubelle, propriété d’une compagnie de merde ou d’un aéroport à la con…

Quand tu vas au bowling du coin, tu n’as pas le droit pratiquer l’activité chaussé de tes propres pompes : alors on te propose de les mettre de côté dans un casier surveillé pendant que tu pratiques.
Quand tu fais le grand huit dans un parc d’attraction, il est interdit de prendre avec soi tout sac ou appareil susceptible d’être échappé et donc de blesser autrui : alors on te propose de les mettre de côté dans un casier surveillé pendant que tu pratiques.
Quand tu prends l’avion avec Air France aujourd’hui, tout objet considéré, à juste titre ceci dit, comme dangereux et malheureusement par oubli gardé sur soi est jeté à la poubelle…

A la poubelle…

On a su construire le plus gros porteur aérien de l’histoire, les plus rapides aussi…
On a su construire des appareils capables de voir à travers les matières pour déceler le métal.
On a su construire des tapis roulants automatisés et des comptoirs bien alignés pour mettre des sourires derrière.
Mais en 2005 chez Air France/SkyTeam, la consigne pour un couteau suisse est en plastique gris.

Folzebuth 

par Folzebuth publié dans : Colère
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Épice déçu

Vesse fugace

A tous ceux qui échouent ici suite à une requête Google comprenant les mots  "femme à poil", "Laetitia Boudou/Hallyday nue" ou encore "Grosse femme nue fait caca", le tenancier de ce blog vous informe qu’il est peu probable que vous trouviez une quelconque satisfaction à la lecture des écrits contenus ci-dessous. Vous pouvez donc passer votre chemin avec au cœur mon souhait que vous puissez trouver votre Graal (nu donc) sans trop de peine.
 

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