Samedi 8 mars 2008
Une lectrice des miennes déclare dans le dernier article de son blog avoir une relation conflictuelle avec certaines règles élémentaires d’orthographe et de conjugaison, problème s’il en est dont l’origine remonte à un suremploi d’abréviations très en vogue pour le "chat" en ligne sur des bestioles comme msn, en des temps aujourd’hui révolus, et dont la persistance pénalisante l’agace pas mal.

Alors pour la rassurer, ce qu’elle n’a pas nécessairement demandé, je lui dirais tout d’abord que le seul fait de se préoccuper de sa propre orthographe est un excellent signe de bonne volonté, et que le fait de se relire ne relève en rien de l’acte narcissique d’autosatisfaction*, mais témoigne en revanche d’une envie honorable de ne pas massacrer la langue sur le simple prétexte de vouloir s’exprimer.
Et toujours afin d’apaiser ceux de mon lectorat pour lesquels le doute de la justesse syntaxique ou grammaticale est une étreinte froide et poisseuse, je dirais qu’il est dramatiquement simple de trouver bien pire que soi dans ce domaine sur la toile – comme ce qui suit – ce qui est une consolation maigrelette mais reste une consolation.

Je suis tombé par hasard sur un forum devisant sur les récentes (enfin plus ou moins) déclarations de comptoir de la lauréate française des derniers Oscar et César d’interprétation féminine.
Âmes sensibles et autres Bernard Pivot du web, s’abstenir, c’est du très violent :


Marion Cotillard est une femme de qualité et intelligente. Dans l'émission paris dernière elle se livre sur certains sujet. La théorie du complot a toujours passionné les foules et il n'y rien d'illégal à remettre en cause certaine théorie établis. Qui peut penser aujourd'hui que Lee Harvey Osvald à organisé seul l'assassinat de John kennedy? Emmètre une théorie parallèle peut parfois amenées un doute pouvant débouché sur une vérité inattendu. Et pour répondre à l'internaute qui dit (je cite) "elle a déjà la grosse tête celle là!!!!" ont peut je pense lui rappeler que les propos ont été tenus en 2007 et non à l'issue de son oscar. et je ne vois pas en quoi ces déclarations peuvent supposés une explosion d'égaux de la part de marion cotillard. j'y vois en ce qui me concerne les interrogations d'une citoyenne devant un événement donnés.
Source

Le plus touchant, je crois, vient du fait qu’il y a derrière cet amoncellement surréaliste d’impairs de compétition, une réelle et vaine tentative de s’appliquer.
Alors comme moi, relis le paragraphe et compte les fautes :
Si tu en trouves moins de 5, fais-moi le plaisir de mettre sur ta table de chevet 1 bled, 1 dico et 1 bescherelle, et de potasser un peu chaque soir avant de t’endormir.
Si tu en trouves entre 5 et 10, essaye encore.
Si tu en trouves entre 10 et 15, bravo, tu fais partie du cercle des personnes capables de reconnaître une faute quand ils en voient une, espèce de plus en plus en voie de disparition si l'on en juge par l’état des lieux inquiétant qu’internet affiche au quotidien.
Si tu trouves plus de 15 erreurs, c’est que tu es un maniaque qui, au-delà de la précision orthographique, réclame de la justesse typographique comme le respect des espaces autour de la ponctuation, et les majuscules à leur place.
Mon top 3 :
Emmètre une théorie (…)
ont peut lui rappeler (…)
une explosion d’égaux (…)


Brutal n’est-il pas ?

Folzebuth   undefined

*sauf pour les cas hautement pathologiques auxquels je m’assimile volontiers.
par Folzebuth publié dans : Constat dépité
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Vendredi 7 mars 2008
Parfois, tu t’interroges sur le contenu du prochain article de blog, si tant est que tu sois l’administrateur d’un blog, et la réponse à ta question te tombe cuite entre les pognes, simplement en regardant le JT.
Parfois tu plonges ta réflexion dans la méandres abscons de la logique des équipes éditoriales de presse, ou dans les origines diffuses de l’existence de diverses associations avec lesquelles, non seulement tu ressens autant d’affinité qu’un Émile Louis sur le plateau de « C’est quoi l’amour ? », mais dont le concept et l’existence même t’interloquent.
Parfois, tu te demandes simplement si c’est le monde qui marche sur la tête, ou si c’est toi qui vit en parfait décalage avec tes contemporains…

Une information capitale vient de nous être délivrée de la part des medias, dont voici en substance le contenu :

Le géant américain de la restauration rapide McDonald's a annoncé mardi à l'AFP qu'il s'apprêtait à modifier les gobelets de ses glaces en France afin de protéger les hérissons, les emballages abandonnés constituant un piège mortel pour ces petits mammifères.
McDonald's avait notamment été alerté du danger par le Sanctuaire des hérissons, une association basée dans le nord de la France, qui a fait campagne pendant plusieurs années sur le sujet.
Le couvercle des glaces McFlurry, en plastique, présente un trou "qui fait juste la taille de la tête de l'hérisson", a expliqué la présidente de l'association, Anne Burban.
"C'est quasiment systématique, les hérissons rentrent dedans, attirés par la glace. Ils entrent très facilement mais ils ne peuvent plus s'en extraire et meurent étouffés", a décrit Mme Burban, qui avait été avertie par des associations anglaises.
Elle a qualifié la décision de McDonald's de "grande victoire".


Je n’invente rien.
Source


Il y a quelques années, on m’a gentiment expliqué que, compte tenu du fait que certains de mes contemporains font rien qu’à balancer les sacs plastiques dans la nature, ceux-ci mettant des centaines d’années à se dégrader et ayant le mauvais goût de ressembler – c’est à s’y méprendre – à une méduse une fois dans l’eau, au grand dam de tortues de mer goulues et presbytes, les sacs plastiques seraient désormais payants à la caisse (!!!), et ceci sans tenir compte du fait que :
1- j’habite à 150km du premier océan
2- je n’ai de ma vie jamais laissé traîner le moindre détritus hors d’un sac poubelle (à l’exception de mes vilains mégots d’une époque révolue).

Aujourd’hui, parce qu’une poignée de porcs immondes continuent de laisser leurs merdes derrière eux une fois sustentés, un mini lobby Erinaceusophile exige qu’un faiseur de bouffe repense son packaging dont l’exiguïté représente un danger mortel pour une bestiole, au demeurant fort sympathique, mais bon…
Je trouve ça tellement décalé que ça me fiche le vertige. C’est un peu le syndrome du type qui pisse sur la lunette des chiottes, et dont la femme, outrée, traîne en justice le fabriquant pour qu’il fasse des orifices de cabinets plus larges…
Dans le cadre du JT, on ne dit plus au gens « Arrêtez de balancer vos ordures dans la nature quand vous sortez du Mc Do bande de porcs », on leur dit « Bon, l’emballage du Mc Flurry que vous balancez dans la nature est dangereux pour les hérissons, alors on va le faire modifier par ces salauds capitalistes anti-nature qu’est l’enseigne au clown moche » ; il ne manque plus que « Une fois l’emballage modifié, c’est bon, vous pourrez continuer à tout balancer… ».

Mais j’y pense…
Si on prend le temps d’analyser la situation du hérisson en milieu rural de nos jours (oui car le hérisson a déserté depuis peu la ville, eut égard à la complexité d’y prendre le métro aux heures de pointe et le coût exorbitant des loyers), force est de se rendre compte que l’agent principal vecteur de mort dans le cercle fermé des mammifères à pelage piquant, c’est la voiture, et plus précisément le pneu de voiture !

!!! Breaking News !!!

Le géant américain du pneumatique Goodyear et son homologue Français Michelin ont annoncé mardi à l'AFP qu'ils s'apprêtaient à modifier la conception des pneus en France afin de protéger les hérissons, les-dits pneus lancés à vive allure constituant un écrasage (trop) mortel pour ces petits mammifères.
Michelin avait notamment été alerté du danger par le Sanctuaire des hérissons, une association basée dans le nord de la France, qui a fait campagne pendant plusieurs années sur le sujet.
Le revêtement du pneu radial, en caoutchouc, présente une largeur "un poil plus grande que la taille de la tête de l'hérisson", a expliqué la présidente de l'association, Anne Burban.
"C'est quasiment systématique, les hérissons passent dessous, en voulant traverser pour ramasser un gobelet abandonné de McFlurry (encore !). Ils débutent leur traversée très facilement mais se font happer à mi-chemin, peu avisés qu’ils sont des règles élémentaires de code de la route pour piétons, et meurent écrabouillés assez instantanément", a décrit Mme Burban, qui avait été avertie par des associations anglaises.
Elle a qualifié la décision de Goodyear et Michelin de "grande victoire".


Note : je ne prends pas la défense du Mc Do ici, tu parles si je m’en tamponne pas mal de leur problème de design de gobelets, c’est juste le côté effarant de la situation qu’il me plaisait de souligner.

Note 2 : Si les hérissons étaient moins gourmands et s’ils regardaient avant de traverser, ils auraient moins d’emmerdes. Les nuls nous avaient mis en garde contre les chats il y a quelques années, je me demande si les hérissons ne sont pas de la même trempe… des branleurs !






Folzebuth   undefined
par Folzebuth publié dans : Interrogation
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Samedi 1 mars 2008
Cela fait maintenant pas mal d’années que je ressasse les mêmes aigreurs, répétant à l’envi et à qui voulait bien m’entendre mes colères et mes haines sur des sujets aussi éclectiques que passionnants (enfin de mon point de vue surtout…), et souhaitant sans faillir rallier mon auditoire à mon avis à moi, ce qui fait beaucoup trop de « me » pour une seule phrase.
Force est de reconnaître qu’il ne fut pas toujours aisé de convaincre mon entourage du bien fondé de mes positions, tant sur l’adolescence que sur la Corse, sur la royauté, la plastique des présentatrice de JT sur Canal+ ou encore Windows, difficulté à me faire entendre liée la plupart du temps au fait que mes contradicteurs veulent aussi débattre, ce qui a pour odieuse conséquence le fait de m’interrompre, et ce avec le plus souvent une mauvaise foi que seul un homme politique est capable d’avoir en temps normal.

D’où l’existence de ce blog.

En avant,



Après m’être offert un con sur canapé il y a de cela quelques années, ulcéré d’avoir lu son pamphlet minable au sujet d’un de mes films cultes dans la rubrique « courrier des lecteurs » d’un magazine que je n’achète plus (par ici), après avoir sobrement oint de matières fécales les cuistres qui jugent le cinéma sans savoir de quoi il est fait (par là), j’ai décidé ce jour de m’offrir le plus boueux, le plus auto-suffisant, le plus laxatif des magazines soi-disant culturel, j’ai nommé : "Les Inrockuptibles".

Comme à chaque fois qu’il y a trop de choses à dire, je ne sais jamais par où commencer ; attaquons de manière simple par la petite définition de Wikipedia :
Les Inrockuptibles, familièrement appelé Les Inrocks, est un magazine français apparu en 1986, édité par Les Éditions Indépendantes.
(…)
En 1986, Christian Fevret et Arnaud Deverre lancent un bimestriel rock au look sobre et au ton sérieux, uniquement composé d'entretiens et de photos noir et blanc. Leur motivation est l'envie de rencontrer leurs héros (Leonard Cohen, David Bowie...) et de faire découvrir certains artistes d'une scène anglaise alors méconnue. Rapidement, le magazine devient mensuel et des articles sur la littérature et le cinéma apparaissent. Il devient alors reconnu pour ses entretiens de très grande qualité.
En 1995, il change de format et de style et adopte la périodicité hebdomadaire. Il se veut alors généraliste culturel, traitant de musique, cinéma (c’est bien là le problème), littérature, société, télévision, etc. Régulièrement, des compilations sont ajoutées au magazine (titres représentatifs de l'actualité musicale « branchée », extraits de romans, bande annonces de films à venir, etc.).
La rédaction souhaite porter un regard critique sérieux sur les musiques rock et les arts contemporains. Elle aborde l'art et la société avec des opinions bien ancrées à gauche et une approche intellectuelle, jusqu'à paraître élitiste ou snob pour certains.

Alors, ne t’y trompe pas cher lecteur, le « pour certains » noté en fin d’article me concerne implicitement. En fait, on dirait presque que la dernière phrase a été rédigée pour me faire plaisir.

"Les Inrocks", comme ils disent, incarne à lui seul tout ce qui me débecte et m’écœure chez certains de mes contemporains, de plus en plus nombreux, et qui se nomme snobisme intellectuel.

Plus que de longs discours, un exemple simple pour résumer la façon qu’à ce torchon d’évaluer la qualité d’un film. Tu choisis un film qui semble faire l’unanimité, qui bénéficie d’un accueil favorable du public, de la profession et de la presse spécialisée (spécialisée dans le cinéma, hein, parce que l’avis de Elle ou de Match m’intéresse à peu près autant que l’horoscope de Britney Spears), qui jouit* d’une campagne de promo faite d’éloges dithyrambiques : pour "les Inrocks", le verdict est sans appel, le film est à chier.

undefinedChoix n°1 : Bienvenue chez les Ch’tis.
Comédie de Danny Boon sur laquelle je me garderais de me prononcer dans la mesure où je ne l'ai pas encore vue, mais dont l'accueil public et professionnel rapporté par les medias laisse à penser que le film est, au pire agréable à regarder, au mieux très réussi.
Barème allociné presse : 3 étoiles

Barème allociné public : 4 étoiles
Note des Inrocks : 1 étoile





Ca marche, c’est populaire, tous les cons y vont, c’est de la merde.
Cette devise doit à mon avis être affichée sur tous les murs de la rédaction de ce torche-cul.

undefinedChoix  n°2 : There will be blood

Drame américain 8 fois nommé et 2 fois vainqueur aux oscars 2008, dont un trophé pour la prestation de Daniel Day-Lewis, un vague acteur bleu-bite anglosaxon, internationalement reconnu pour son jeu cabot et grossier et son incapacité crasse à laisser transparaître de l'émotion dans ses interprétations... enfin du moins c'est ce qu'en pense "les Inrocks".
Barème allociné presse : 4 étoiles

Barème allociné public : 3 étoiles
Note des Inrocks : 1 étoile



Que faut-il penser d’un courant de réflexion qui ne revendique son existence que dans l’opposition brute et systématique ? Que penser d’un magazine prétendument critique qui n’a pas besoin de voir un film pour le noter, dans la mesure où il suffit de prendre le contre-pied systématique de la populace et de ses confrères jugés populo-démago-raccoleurs … ?

undefinedChoix n°3 : Le Labyrinthe de Pan
Véritable bijou de cinéma, chef d’œuvre salué par le public et la presse internationale, pour Guillermo Del Toro touché par la grâce et nous livrant un film d’une beauté plastique, d’une précision scénaristique et d’une mise en scène maîtrisée…
Barème allociné presse : 3 étoiles
Barème allociné public : 3 étoiles
Note des Inrocks : 1 étoile




Je n’ai même pas à forcer pour trouver de l’eau à mon moulin, il me suffit de cogiter 15 secondes pour dégoter un film qui :

a- m’a plut
b- a eu du succès, public et critique
Il ne reste plus qu’à aller sur le site allociné.com qui répertorie les avis publiés dans la presse, plus ceux laissé par les internautes. Si "Les Inrocks" s’est prononcé sur le film auquel j’ai pensé, celui-ci a son étoile unique et le petit commentaire merdeux la justifiant.

Un dernier pour la route…
undefinedChoix n°4 : Ne le dis à personne
Film multi-Césarisé, sincère et efficace, proposant une alternative à ce que l’hexagone est capable de produire en général – avec certes des choix de casting que je n’aurais pas fait, mais un résultat tout à fait respectable au final.
Barème allociné presse : 2 étoiles
Barème allociné public : 3 étoiles
Note des Inrocks : 1 étoile





Ce qui est d’ailleurs intéressant, s’il on veut être exhaustif dans le référencement des critiques ès bon goût made in « je-me-la-pète », c’est de constater que "les Inrocks" se tirent la bourre avec 2 autres champions de la diarrhée assassine motivée par la seule opposition au reste du monde, que sont "les cahiers du cinéma", et "Libération"… Ces mêmes à "Libération" qui publient, lors de sa sortie,  un article sur le film de Jean Pierre Jeunet, « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain » en le traitant de film Pétainiste…
il faut oser l’écrire.
(ce qui me rappelle du Audiard dans le texte : « Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! »). Je recommande d'ailleurs la lecture de cet article sur le sujet.
Et quand tu regardes le parcours d’un type comme Jean Marc Lalanne, actuel Rédac Chef des Inrocks dont l’éclat du regard, quand il parle de films, n’est pas sans rappeler un lama sous tranquilisants, ben tu comprends mieux.
La boucle est bouclé ; "les Inrocks", "Les cahiers du cinéma", "Libé" : le triumvirat de l’intellectualisme pompeux, imbu de sa supériorité supposée, élitiste sur de mauvais postulats.

Encore un fois, afin de tiédir ceux qui revendiquent le droit de critiquer un film, l’objet de cet tirade n’est pas de le nier. Quand un film est raté, je suis le premier à le dire, en étayant ma critique d’arguments mélangeant mes goûts personnels, ma petite connaissance théorique des métiers du cinéma, et ma vaste (oui, parfaitement) expérience de spectateur cinéphage glouton. L’impression que j’ai face à un long métrage n’est pas et ne sera jamais dictée par antagonisme à ce que « La France d’en bas » en a ressenti.

"Les Inrocks" ne sait faire que dans la dissension pour satisfaire un lectorat qui en redemande, afin de se satisfaire de l’impression de faire partie d’un dessus de panier, ou d’un gratin, c’est selon.
Une telle condescendance a pour moi l’odeur et le goût du caca, mais ce n’est qu’un avis perso.

Ce que j’aimerais, en revanche, c’est que ces cuistres à grosse tête nostalgiques de la nouvelle vague restent enfermés dans leur magazine intellectuello-masturbatoire, et arrêtent de squatter l’antenne de chaîne de télé pendant des émissions que je regarde, ça m’emmerde.
 

Folzebuth  undefined


*A ceux qui sont arrivé sur ce blog en cherchant sur google « Britney Spears qui jouit »… toutes mes confuses.
par Folzebuth publié dans : CritiCons
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Jeudi 21 février 2008
Attention, article en musique ; chauffe le casque

I
l y a quelques temps (presque 2 ans putain…) me détendis-je en critiquant vertement l’esprit de plus en plus mal tourné des publicitaires qui, contraints par nos mœurs de plus en plus accoutumés aux sollicitations érotiques visuelles en tout genre – le porno chic ayant gagné les pages pub de la majeure partie des magazines hebdo à l’exception du Pèlerin – se voyaient contraint de faire dans la surenchère, et de nous vendre du shampoing sur fond d’orgasme féminin



Un travers supplémentaire tout autant rédhibitoire à mon goût vient de me sauter à la gueule, que j’ai fort grande, pour ensuite me rester en travers de la gorge, m’ulcérer l’estomac et enfin me faire globalement chier. Sur le travers en question, pour tout dire, rien que nous ne savions pas déjà, toi, mon lecteur avisé qui dans ces pages de blog brillant vient éclairer ton âme à la lueur de mon courroux incandescent, comme moi.
Mais cet article comme ce blog dans son ensemble n’a point (et n’a jamais eu) vocation à lever des lièvres, mais plus à les dégommer quand ceux-ci viennent vaquer, niquer et déféquer dans mon jardin.

Donc, purge.


Vous êtes trop payés les gars !
Je ne sais pas combien vous gagnez, mais c’est beaucoup trop, s’il on en juge par l’originalité, la puissance créatrice, les orgasmes de muses que vous livrez moyennant rémunération et sur commande.
D’où me vient cette ire qui bouillonne en moi et me remonte les gros mots les plus sales dans l’arrière-gorge ? Simplement du fait que votre manque de talent, ayant pour conséquence une incapacité à produire autre chose que de la copie mal avisée, et pour corollaire une perversion d’œuvre d’art, et une salissure indélébile sur le talent, authentique celui-là.

Je m’explique…

Tu prends un morceaux de musique tel que Little Green Bag, de Georges Baker. Press play (avec un casque, c'est encore meilleur.

free music


Avant 1992, personne ne savait de quoi ni de qui il s’agissait, le morceau enregistré en 1969 faisant partie du patrimoine musical US non exporté.

Ce qui m’emmerde, c’est que demain, lorsque tu demanderas à un gosse né en 2000 à quoi lui fait penser cette musique, il va te répondre la pub Mennen !
Et qui a contribué à donner une saveur particulière à ce titre au début du XXème siècle ? Quentin Tarantino, dans un bijou de péloche nommé Reservoir Dogs. dont ce petit merdeux fan de déo ignorera l’existence.


Ce qui m’a mis la puce à l’oreille est la pub pour la dernière Twingo à la con (« à la con » parce que je suis énervé). On y voit la dernière tire de chez Renault sur un pseudo circuit gadget, s’essayer à toute les virevoltes et autres cascades improbables sur un fond musical dont les références sont les suivantes :
Chick Habit, (c’est le titre), interprété par April March en 1994, reprenant un titre de Gainsbourg, « Laisse tomber les filles » initialement interprété par France Gall en 1964.

free music


Et pourquoi nos publicitaires top tendance exhument-ils un tel ouvrage ?

Tout simplement parce qu’un certain Tarantino l’a fait l’an passé dans son dernier long-métrage, « Death Proof » (Boulevard de la mort), issu du diptyque Grindhouse.

Et quand je ferai découvrir ce morceaux de choix qu’est ce film à mes gosses, je n’ai pas envie qu’ils aient l’esprit pollué par des flashs de pub Twingo merdeuse en cours de projection.

Tu crois que je fais une éruption cutanée pour 2 titres ? Je continue…

Regarde la dernière pub Lancia avec comme VRP VIP le porte-manteau du président de la république.

free music



On y voit ce coton-tige aux pommettes saillantes monter des marches de type Cannoises pour se retourner en embrassant du regard ce qui est censé être sa caisse, la dernière Lancia Musa (le côté grotesque ne vous aura d’ailleurs pas échappé ; si Carla Bruni roule en Lancia Musa, Zidane roule en Logan et moi en Aston Martin… faut-il absolument qu’ils nous prennent pour des cons).

Qu’avons-nous, sur cette brillante mise en scène digne de la scène de l’escalier des Incorruptibles de De Palma, en guise de fond musical ?
Bang Bang (My Baby Shot Me Down), interprété par Nancy Sinatra, morceau enregistré en 1966. Cette version était assez peu connue, et précédemment interprétée par Cher.
Et d’où vient la subite envie de nos publicitaires d’utiliser une tel morceau ?

Ben pas grand chose, si ce n’est sa précédente utilisation en 2003, dans l’ouverture du monumental opus n°1 de Kill Bill, de… ?


Bravo, vous avez deviné, de Quentin Tarantino (si vous avez trouvé, vous avez une reconversion tout à fait envisageable en agence publicitaire. Si vous n’aviez pas trouvé, ne désespérez pas et poursuivez la lecture de cet article).


Tiens, petit jeu :
Tu écoute ce morceaux et tu dois deviner de quelle pub il s’agit…


free music



Si tu ne trouves pas, reçois ce témoignage de ma plus grande considération, ton cerveau arrive à faire le tri sélectif et supprime toute la merde publicitaire que les médias y déverse.
Si comme moi (en préparant cet article) tu arrives à te souvenir du produit vendu dans la pub on l’on entend ce siffloti, sache que tu es maudit mais exorcisable.
Il s’agissait de la pub pour le Renault Scénic, dont je vous épargne la mise en scène sans intérêt. Le morceau s’appelle Twisted Nerve, de Bernard Hermann et date de 1968.
Il fut récemment entendu dans la bouche d’Elle Driver, interprétée par la palindromique  Darryl Hannah, déguisée en infirmière assassine dans Kill Bill Vol.1.
Si tu ne sais pas qui a réalisé Kill Bill, c’est que tu lis cet article en diagonale et tu m’énerves.


Pour finir avec un dernier exemple ; un moyen simple de distinguer deux classes d’individus est de leur faire écouter le morceau suivant :

free music



...qui se nomme Battle without honor or humanity, composé par Tomoyasu Hotei (ce qui est une précision somme toute assez inutile).

Tu devrais rapidement avoir deux écoles tapant du poing sur leurs buzzers à quiz :
Ceux qui hurlent « Téléfoot, c’est le générique de téléfoot !!! » et ceux qui ont reconnu le morceau n°9 de la BO de Kill Bill, rythmant l’arrivée de O-Ren -Cottonmouth- Ishii dans son repaire, le House of Blue Leaves.
A ceux qui ont mugit le truc du foot, je ne dirais magnanimement qu’une chose : « Va, je ne te hais point, tu n’es pas responsable… ».
Aux autres, bravo, tu es officiellement dans mes petits papiers…
Si tu n’as pas su quoi répondre (ni téléfoot, ni Kill Bill) tu dois sans doute être ma mère.



J’en oublie certainement, et je ne parle QUE de Tarantino !
Célèbre depuis une quinzaine d’années, le panier d’œuvres musicales que ce génie du 7ème art a su collecter, par le simple fait de sa propre culture musicale des sixties, est proprement pillé par une horde d’enculés (ah, le mot est lâché) sans talent ni originalité qui polluent sans vergogne les images auxquelles le cinéphile associe lesdits morceaux, en les entachant de leur Déo qui puent, Soupline et autres merdes à freinage assisté.
Que le cul leur pèle.

La publicité est une pollution, une agression, la lie visuelle et auditive quotidienne qui matraque et qui gave sans relâche jusqu’à l’écœurement et même au-delà.
À un moment où il est question de ne plus en voir sur les chaînes publiques – ce qui à mon avis n’arrivera jamais – je me suis dit qu’un article pour la conspuer ne pouvait être que salutaire (égoïstement) à mon endroit.
Voilà qui est fait.

(un grand merci à deezer.com sans qui le fond de cet article eut été amputé de sa substance)

Folzebuth  undefined
par Folzebuth publié dans : Colère
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Dimanche 3 février 2008
J’ai entendu à la radio, lors de la semaine écoulée une information, dont un contenu similaire peut être trouvé ici, et qui raconte en substance, avec force argumentation, la chose suivante :
Les artistes musicaux étant à la peine de nos jours, essentiellement à cause du téléchargement illégal de leur production, un partenariat entre leur image et une marque ou un label n’ayant que peu de choses à voir avec l’univers musical serait de plus en plus en vogue, afin de compenser financièrement les pertes…

Dingue comme idée, non ?
Bon, je dois être un peu con mais pour moi, ce type de partenariat ne date pas d’hier…

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...mais alors carrément pas d’hier…


Je pense que sous peu, les journalistes vont nous annoncer que les sportifs de haut niveau vont également s'y mettre.

Folzebuth undefined
par Folzebuth publié dans : Je me marre !
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Vesse fugace

A tous ceux qui échouent ici suite à une requête Google comprenant les mots « femme à poil », « Laetitia Boudou/Hallyday nue » ou encore « Grosse femme nue fait caca », le tenancier de ce blog vous informe qu’il est peu probable que vous trouviez une quelconque satisfaction à la lecture des écrits contenus ci-dessous. Vous pouvez donc passer votre chemin avec au cœur mon souhait que vous puissez trouvez votre Graal (nu donc) sans trop de peine.

 

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