Mardi 11 juillet 2006
Bon alors j’ai cherché un peu, parce qu’il faut bien admettre que même sans être une sommité dans le registre de la chanson pop française, ce titre « Le temps qui court » interprété dernièrement par les gens des Restau du cœur n’était pas sans m’évoquer quelques souvenir peu lointains. J’ai donc fait quelques recherches qui se sont avérées bien plus fructueuses que ce que j’espérais.

La version originale de ce titre s'intitule "Could it be magic" de Barry Manilow et date de 1975. Barry Manilow, pour info, c’est le type qui a aussi écrit "Copacabana", c’est vous dire s’il assure.

Alain Chamfort la même année pond "Le temps qui court", produit musicalement identique aux paroles francisées sans aucun rapport avec la version originale.

C’est ensuite au tour de Donna Summer de nous vendre ce single remixé disco, en 1976, soit 3 versions de la même mélasse en seulement une paire d’année… "Bonjour royalties, enchanté moi c’est pognon facile…"

En 1992, le joyeux et bondissant Boy’s Band "Take That" propose une resucée du produit désormais bien rentable de sieur Manilow qui doit se frotter les mains à s’en faire sauter les cals.

On ne change pas une formule qui gagne, c’est au tour des producteurs de Boy’s band français de mettre le grappin sur ce tube que tout le monde finit par marmonner à force de l’ouïr dans les rayons de supermarchés ; c’est chose faite en 1997 avec le groupe Alliage, qui comme son nom l’indique est un mélange nauséabond de différents éphèbes athlétiques auto-bronzés au sourire impeccable, vendus comme étant célibataires aux hordes en chaleur de pucelles ivres d’émoi.

Et nous voilà en 2006, où une pléiade d’artiste talentueux ayant depuis des années largement prouvés leur talent créatif, nous ressortent cette Nième version au profit de l’association de Coluche.

Alors perso je m’interroge :
A partir de combien de versions repompées d’un morceau de musique le risque de lassitude s’accroît-il, risquant de rendre le produit plus gerbant qu’autre chose ?

Et la créativité bordel ? Avec tout le respect que j’ai, et qui est légitimement dû, aux artistes des Restau du cœur, ne pourraient-ils pas pondre à plusieurs un titre original, même facile et peu travaillé, qui brillerait de part son côté collectif et « dédié à… », plutôt que de nous refourguer une variante d’un morne morceau de pop aux paroles sans aucun intérêt ?

Je sais, ce n’est pas bien de dire du mal de gens œuvrant dans le caritatif, c’est même carrément laid…
… mais bon, passer après "Alliage" ! Pourquoi ne pas reprendre aussi "Les Chevaliers du Zodia Aqueux" de Bernard Minet, ou "Je te survivrai" de Jean-Pierre François ?


Et vous savez quoi… la chanson en question est basée sur un prélude de Frédéric Chopin, courant XIXème siècle
Alors plusieurs questions se posent :
Sur qui Chopin a-t-il pompé ?
Existe-t-il aujourd’hui des artistes créatifs ou sommes nous soigneusement gavés depuis des générations de remix réactualisés de sonates, quadrilles et menuets des siècles derniers ?
Comme de nombreux morceaux de musique contemporaine semblent s’inspirer d’œuvres classiques d’une qualité universelle et reconnue, comment expliquer qu’ils aient un tel goût de chiotte ?


***

PS pour les gourmets : au cours de mes pérégrinations sur le web pour étoffer de matières molles cet article défécatoire, atterris-je sur le site de Bernard Minet où je découvris que Framboisier, gentille glaire lead vocal des "Musclés", jouait initialement dans un groupe appelé Titanic… personnellement ça me fait hurler de rire ce type d’anecdote. Rien que dans le nom du groupe, tu vois toute l’ambition de ses membres :
« Hé les mecs, j’ai trouvé le nom du groupe : Titanic ! On va faire un malheur !
- …et une top longue carrière ! Tu as de trop bonnes idées Groseillier.
- C’est Framboisier, connard ! »

A visiter, pour le plaisir :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Muscl%C3%A9s
http://www.bernardminet.com/et_muscles.php


Folzebuth
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Lundi 3 juillet 2006
1- Je connais des grilleurs de clopes pour qui fumer de l’herbe régulièrement est ridicule, immature, et dangereux en cas de conduite.

2- Je connais des fumeurs de joints pour qui boire de l’alcool régulièrement est inquiétant, pathétique, et dangereux en cas de conduite.

3- Je connais des buveurs de pastis pour qui cramer une cigarette régulièrement est mauvais pour sa santé et celle de son entourage, même en cas de conduite.


Je me demande dans quelle mesure il n’est pas plus facile de régler les problèmes d’assuétudes et de dépendances des autres, que les siens.

Folzebuth
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Lundi 3 juillet 2006
Jeu : essaye de mettre une date à ce sommaire journalistique d’actualité.


Le gouvernement envisage une réforme visant à résoudre le problème du déficit de ......, l’opposition déclare que cette méthode va mener au désastre.

Problème de dopage dans le cyclisme, le coureur machin a été contrôlé positif à...

Nuit agitée en Corse ou des explosions ont retenti dans plusieurs locaux d’administrations notamment. On ne dénombre aucun blessé.

Hausse du baril de pétrole qui s’affiche désormais à ... $

Social : les dirigeants de la société truc ont décidé de faire un geste suite à la pression des partenaires sociaux. Le leader du syndicat majoritaire estime que ce n’est pas assez !

Sondages ; le Président de la république vient de perdre encore … points dans les sondages et donc dans l’estime des français.

International, la réplique de Tsahal ne s’est pas faite attendre suite à l’explosion d’hier dans la bande de Gaza...

Soldes ; elles étaient plusieurs milliers à attendre fébrilement l’ouverture de la galerie marchande de ce grand magasin parisien, et à 8h01, comme vous le voyez sur ces images, ce fut la ruée.



Alors ? Tu n’y arrive pas ? C’est pourtant enfantin. Tu choisis une date au hasard dans le calendrier de ces 30 dernières années, tu tombes quasiment dessus (ou pas loin pour le sujet sur les soldes) !
C’est que qu’il ya de fascinant, je trouve, dans le travail de journaliste : sa simplicité. Car si l’actu qu’ils nous relatent est bien souvent triste, inintéressante, débile ou inquiétante, le qualificatif qui rassemble chacun des faits qu’ils nous rapportent est : récurrent.

Le cyclisme professionnel comptera toujours la même proportion de toxicomanes que n’importe quel technival.
Des agités insulaires continueront de faire exploser du plâtre et des tuiles dans leur île.
Les syndicalistes ne seront jamais pleinement satisfaits (face caméra) d’une décision patronale.
Le président de la république perdra toujours des points dans les sondages, progressivement et inéluctablement au fur et à mesure de son mandat.
Le cercle vicieux Israélo-palestinien n’a aucune raison de s’entendre sur une paix durable et raisonnable, la religion se mêlant de trop près à leurs problèmes de frontières.
Quant à l’opposition… j’ai envie de dire comme son nom l’indique, brillera toujours par la logique et la pertinence de ses analyses face aux propositions d’en face : c’est de la merde puisque ça vient d’en face.

Parce qui si en trente ans cela avait dû - ne serait-ce qu’un tout petit peu - changer, une amélioration sensible se serait faite sentir dans cet intervalle, au lieu de quoi…


Folzebuth
(Un peu fataliste aujourd’hui, je vous l’accorde)
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Dimanche 2 juillet 2006
Les medias changent, l'information stagne.

Folzebuth
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Vendredi 12 mai 2006

Mars, Vénus… vox populi me rabâche depuis quelques années, hommes et femmes ne viendraient pas de la même planète, façon imagée de souligner de façon charmante et céleste les différences de comportements flagrantes entre les 2 sexes. Il ne viendrait à l’idée de personne de remettre en question une telle affirmation tant elle brille de par son évidence dans le quotidien parfois houleux des relations mixtes, qu’elles soient amicales, professionnelles ou plus si affinités.

 

L’objet de cette chronique n’est donc pas de nager à contre-courant dans les flots tumultueux de la psychologie des relations  entre elle et lui, mais plus de souligner d’un exemple récurrent mon incompréhension totale à l’égard de ces filles ou jeunes femmes qui m’entourent. J’insiste en premier lieu sur le caractère régulier marquant la fréquence avec laquelle cette observation fut faite. Le comportement de groupe que je m’apprête à relater ne fut pas observé 1 fois au cours de mon existence, mais bien à 5 ou 6 reprises à intervalles réguliers. C’est d’ailleurs la régularité avec laquelle ces faits survinrent, la dernière en date s’étant déroulée il y a quelques semaines à peine, qui m’amène à rédiger cette chronique colérique et dépitée.

 

Expérience :

Vous choisissez un individu de sexe masculin, d’apparence raisonnablement banale, ni beau comme un Dieu, ni laid comme un pou poisseux. Juste un gars, un de ceux avec qui on bosse, qu’on croise dans la rue sans se retourner, un de ces figurants de plateau télé, ou d’arrière plan flou cinématographique, là pour remplir l’image.

Important pour l’expérience, si le sujet masculin est facile à trouver, de par l’insipidité physique qui le caractérise, il est important qu’il soit seul dans sa catégorie d’homo sapiens à scrotum, 2 tout au plus, afin qu’un ratio sexuel déséquilibré marque le début de notre test.

Vous plongez ensuite notre sujet dans un volume nettement supérieur en nombre d’individus de sexe carrément opposé, et d’approximativement la même tranche d’âge. Selon le degré de puberté/sénilité des cobayes choisis, et la nature des relations qu’ils entretiennent, la boîte de Petri* de cette expérience pourra être soit un restaurant, soit une cour de lycée, soit un amphithéâtre de faculté, soit les 4 mètres carrés de lino revêtant le sol d’une salle de pause-café.

Laissez alors infuser les conversations allant bon train sur l’indice de fiabilité des prévisions météorologiques du WE à venir, les dents longues de l’homme politique dont la cote de satisfaction populaire dégringole, ou encore la médiocre qualité du film passé la veille (faut dire qu’il était commercial, qu’y avait pas de scénar’ et que les requins étaient tout petit !!!).  Faire preuve de patience car sur la gamme de sujets abordés, celui qui nous intéresse peut très bien ne pas faire surface à chaque fois. Un stimulus peut éventuellement précipiter le phénomène mais nous vicierions de facto la crédibilité de nos conclusions.

Avec un peu de chance alors, l’effet escompté se produit. Alors que notre sujet masculin est muet comme un rouget (parce bon, je ne vois pas en quoi la carpe serait plus muette que n’importe quel autre poisson…) et se contente d’absorber auditivement les bavardages plus ou moins intéressants auxquels il assiste, une des actrices de l’échange verbal en cours va alors faussement solliciter le ressenti de ses interlocutrices sur la proportion d’individus de sexe masculin, dans l’environnement immédiat du cercle qui les concerne (amphi, département de l’entreprise, voire entreprise au sens large, classe, asso diverses…), individus répondant au brillant et sophistiqué qualificatif de « pas mal »,  et de l’émoi que ces heureux veinards susciteraient le cas échéant. En gros, elle demande aux autres ce qu’elles pensent des mecs qu’elles côtoient au quotidien.

Ce qui ce produit dès lors est fascinant à observer d’un point de vue strictement sociologique et comportemental ; la réaction est prompte et unanime parmi l’auditoire questionné, et la réponse tombe telle la feuille d’acier sur la nuque bien dégagée du condamné à l’étêtage :

« Des mecs bien…? …j’ai beau chercher, franchement j’en vois pas ! ».

 

Impeccable ! Maintenant que notre expérience a donné ce résultat grandement escompté, il ne nous reste plus qu’à analyser la donnée principale obtenue, qui est je vous le rappelle – des mecs, dans le cercle immédiat, y en a pas un de bien – donnée mise en corrélation avec les éléments de départ, à savoir un ensemble largement non homogène d’individus de sexes différents, sur la base d’une paire de bourses pour six à huit paires de seins. 2 conclusions sautent alors aux yeux :

 

La 1ère souligne un type d’attitude intéressant à observer, où le sujet de sexe féminin fuit farouchement toute forme d’harmonie sur les avis positifs qu’elle pourrait avoir en commun avec ses interlocutrices, déniant de façon absolue qu’un seul individu mâle puisse éventuellement lui seoir. Ainsi fait, ses véritables goûts restent préservés de la critique aigre-douce dont ils eussent pu faire l’objet si sa réponse eût été authentique. Au contraire, n’épanchant point mièvrement ses sentiments affectifs, elle demeure énigmatique dans le cercle, un soupçon rebelle et considérée comme délicate dans ses choix.

 

La 2ème conclusion est que l’individu de sexe masculin pris dans la tourmente d’un sujet de conversation féminin qu’il ne maîtrise plus, devient, de par la minorité qu’il représente à cet instant, totalement translucide et sub-existant.

Il appartient à la reluisante catégorie des « mecs » gentiment évoquée, il le sait, il en est sûr.

Malgré cela, aucun cas n’est fait de l’éventuelle sensibilité ou susceptibilité pouvant être propres à notre sujet pomme d’Adam, puisque de toute façon, il n’est plus là ! C’est donc le verbe léger et la langue agile que les miss vont pulvériser sans s’en rendre compte, le peu d’amour propre dont ce fébrile malheureux dispose.

 

 

Lorsque ce tableau se présenta à moi la dernière fois, il y a quelques semaines disais-je au début de cette chronique, je ne pus m’empêcher de faire part de ma 2ème conclusion aux jeunes femmes attablées en ma compagnie, sur un ton qui je dois l’admettre laissait transparaître un agacement volcanique évident. La plus gentille comprenant alors l’impair, bredouilla, pour rattraper le coup, un : « enfin, on veut dire que…   …sur les mecs dispo, il n’y en a pas un de bien… tu vois ? ».

Me voilà rassuré ! En fait, je suis super canon comme type, simplement je suis en couple, donc hors sujet… malhonnêteté, quand tu nous inspires…

 

Si le côté caricatural et cruel de cette séquence de vie ne te saute toujours pas aux yeux gentil lecteur, je te propose de faire la même expérience en inversant les proportions de départ. 6 ou 8 types qui, en présence d’une amie ou d’une collaboratrice, déclarent tout de go que pas une des femmes qui les entourent ne sont désirables. Je te laisse imaginer l’humeur guillerette de la demoiselle après ces révélations ; et que pensera-t-on des mecs dans ce schéma ? Que ce sont des gros cons de mufles sans tact ni éducation. Et on aura raison.

 

Folzebuth

 

*A celles & ceux qui l’ignorent, la boîte de Petri n’est nullement une discothèque underground branchée techno-italienne, mais une boîte cylindrique peu profonde, en verre ou en plastique munie d'un couvercle, la plupart du temps remplie d'un liquide nutritionnel permettant le développement de micro-organisme en culture étudiés en biologie (merci Wikipedia).

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Épice déçu

Vesse fugace

A tous ceux qui échouent ici suite à une requête Google comprenant les mots  "femme à poil", "Laetitia Boudou/Hallyday nue" ou encore "Grosse femme nue fait caca", le tenancier de ce blog vous informe qu’il est peu probable que vous trouviez une quelconque satisfaction à la lecture des écrits contenus ci-dessous. Vous pouvez donc passer votre chemin avec au cœur mon souhait que vous puissez trouver votre Graal (nu donc) sans trop de peine.
 

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