Jeudi 6 avril 2006
Le grand couturier est un imposteur ayant réussit le tour de force d’arriver à faire croire qu’habiller un top model relève de la gageure complexe (si là il n’y a pas une accroche provoc’, je ne m’y connais pas).
Il est donc reconnu pour son aptitude à habiller de façon coquette le corps de femmes dont la taille et les mensurations les autorisent à porter tout et n’importe quoi, n’importe comment. Enroulé dans de l’aluminium avec une antenne HF coincée dans un brushing professionnel et du PQ scotché sur les fesses, le jeune mannequin a encore l’air sexy ; avec une mini jupe taillée dans un paillasson, un blouson à franges « David Crockett » et un béret basque, on continue de regarder défiler un top model.

Depuis des années on nous bassine avec des mensurations, avec ces 3 chiffres définissant à eux seuls la plastique féminine telle qu’elle est supposément fantasmée par l’homme hétérosexuel de goût. 90/60/90. Et on applaudit à tout rompre des excités du chiffon car ils arrivent à saper correctement des sabliers… !

‘de Dieu, où ont-ils vu qu’un femme aujourd’hui fait 60 de tour de taille ? Les valeurs moyennes des mensurations féminines Françaises sont, après m’être documenté : 93,7 / 79,9 / 93.
Presque 80 de tour de taille !!! Soit 20 cm d’écart, excusez du peu, avec la « réalité » que construisent ces « grands couturiers » qui ont une image de la femme d’un autre temps ou d’une autre planète faite de mousseline, de tulle et où les femmes marchent toutes le long d’un trait imaginaire avec une moue de carpe et le regard perdu loin devant.


Quand on fera défiler des femmes d’1m58 ou de 75 kg, je me pencherai sur le talent supposé de ces couturiers infatués et adulés.


Pour vous dire à quel point la haute couture est un sujet tout pourri, Robert Altman a voulu en faire un film, le résultat est à chier sur les murs.

Folzebuth
par Folzebuth publié dans : Constat dépité
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Jeudi 30 mars 2006
Si le blog Jichitsu a vu le jour, c’est pour exsuder ma hargne arbitraire et irréfléchie parfois sur les thèmes les plus divers qui m’agacent, m’irritent et me démangent au quotidien ; et s’il en est un parmi tous qui me stimule convenablement, c’est bien celui-ci. Je vais prendre mon pied…

La définition première de la Monarchie, est : « Forme de gouvernement d’un état dans laquelle le pouvoir est détenu par un seul chef, le plus souvent un roi héréditaire (merci Dictionnaire Hachette pour ces précisions) ». Nous avons donc affaire à une aberration d’un point de vue politique, puisque la transmission du pouvoir est, dans ce type de régime, étroitement lié au patrimoine génétique paternel, et donc au contenu testiculaire, dixit loi salique. L’aptitude à gouverner du souverain n’est donc point déterminée par le peuple et sa présence sur le trône découle uniquement du fait qu’il est fils de… Notez toutefois que de nos jours, l’argument « fils de… » a significativement prouvé sa valeur d’un point de vue électoral, ce n’est pas le clan Bush qui me contredira.
Et de choix il n’a guère le fiston ; prince il est, car de royales bourses il sort, et donc Roi il sera. Quand on y réfléchit, on se dit que c’est une bonne chose que tous les différents corps de métier n’aient pas cette astreinte, cela obligerait le fils de Boucher à reprendre la boucherie de son père, ce dont il n’a pas nécessairement envie, idem pour le fils de cordonnier, et pour le fils de pute, j’vous dis pas… !
Une fois sacré en grande pompe avec costume à paillette, petits pages, couronne et cathédrale, notre gentil Roi peut apprécier désormais une existence entière de plénitude béate où tout interlocuteur se cambrera avant de lui adresser la parole, où tout lui sera dû, où un vulgaire caprice de gosse deviendra une volonté royale. Et le plus formidable dans tout cela, c’est que le peuple va s’enthousiasmer, vibrer au rythme du quotidien exaltant de cet élu de Dieu désigné pour régner d’une main juste sur leur misérables petites vies de fils de cordonnier… ou de boucher…

L’imbécillité du régime monarchique absolu n’est pas à démontrer fort heureusement de nos jours, l’immense majorité des nations contemporaines ayant compris les risques majeurs de ce type de gouvernement monocéphale. Les despotes de tous bords ne sont pas en reste pour autant, il leur reste à jouer la carte de la dictature qui fonctionne encore plutôt bien dans pas mal de pays. Ce qui me fascine néanmoins, c’est de constater que malgré les efforts, entre autres, du peuple Français pour montrer l’exemple à la fin du XVIIIème siècle, période de notre histoire où il valait largement mieux être pouilleux et va-nu-pieds que farineux et emperruqué, malgré ces efforts disais-je, les Monarchies Constitutionnelles ou d’apparat existe encore partout en Europe et dans le monde…
Palsambleu,  le mot « Roi » prononcé en 2006 est un anachronisme à lui tout seul !!! On ne devrait plus l’entendre que sur les planches, ou à côté d’un jeu d’échec, ou autour d’une galette frangipane à qui on a sournoisement introduit un santon en porcelaine par derrière.

Rien que le mot m’énerve profondément.
« Mesdames, Messieurs, la Reine d’Angleterre ! ». Mais jichitsu à la reine d’Angleterre, et j’en ai autant pour le Roi des Belges, et le Prince de Monaco !!! Prestige d’une nation mon cul ! A part coûter cher en entretien, user inutilement des kilomètres de pellicules pour journaux torche-cul et esquinter les piles de pont, à quoi servent-ils? Ca m’insupporte au plus au point de voir autant de roturiers (c’est forcément la dénomination qui leur sied le mieux) d’une nation républicaine, s’esbaudir sans vergogne dès qu’une conne couronnée fait un signe de main depuis le balcon de sa suite.
Je me fous de savoir de quelle couleur sera le chapeau de la reine Caboche II à la prochaine inauguration inepte dont elle coupera le ruban.
Je me fous de savoir si l’héritière Pouf va se remettre en ménage princier avec son garde du corps  glaibeux dont l’expressivité de faciès n’est pas sans évoquer un Candeloro sous Guronsan.
Ca me gonfle pas mal que les journalistes me tannent sur le nombre de mètres de traîne que mesure la robe de mariée de la princesse Dindon, au lieu de relater l’actualité essentielle du monde dans lequel on crapahute.
Il est fascinant d’observer comment la presse se sent obligée de balancer en couverture la trombine d’un Prince de Galles, dont le museau peu homogène rappelle sans cesse qu’il est assez facile de trouver plus vilain que Gainsbourg, sans son talent évidemment.

Je ne comprends pas qu’aujourd’hui dans un pays civilisé, moderne, donc en rupture avec l’ignorance qui était autrefois nôtre à cause de l’inaccessibilité à l’instruction, au savoir, on puisse encore se prosterner devant des individus qui auraient dû tomber un oubli de rigueur et de circonstance comme les Bourbons bien de chez nous ont su le faire. L’histoire de nations comme l’Angleterre, la France, l’Espagne regorge de milliers de cadavres, victimes de guerres déclenchés par leur souverain consanguin, parfois pour des histoires de jupons !

NB : Grace de Monaco, Lady Diana… À la place de ses seigneuries, je me remettrais au carrosse parce que la voiture n’arrange pas leur karma…

Folzebuth
par Folzebuth publié dans : Colère
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Mercredi 29 mars 2006
Il y a un peu plus d'un an, j’ai été proprement scandalisé par la publication dans le magazine Première d’un courrier de lecteur qui à mon sens n’avait pas sa place dans ce type de mensuel. J’ai écrit à la rédaction en leur demandant simplement de me répondre, ils n’ont pas jugé utile de le faire, ce qui témoigne de l’intérêt qu’ils portent sur l’avis de leurs lecteurs. La création depuis de mon blog me permet désormais de publier ma missive en espérant que vous soyez les plus nombreux possible à me lire, car à défaut de les avoir intéressé eux, gageons que cela vous fasse réagir vous, cher lecteur.

Bonjour Première,
Je ne vous demande pas de publier ce propos, beaucoup trop long à votre goût j’imagine. Je vous demande simplement de m’en accuser réception, de le lire jusqu’au bout, et d’éventuellement en prendre acte pour les fois prochaines.
Votre rubrique « Journal des lecteurs » laisse la part belle à la libre expression de vos lecteurs et abonnés sur les sujets traités, le magazine en lui-même, les images & photos… je souhaite pour ma part réagir vivement aujourd’hui sur la publication lors de votre précédent n°,  de ce que vous qualifiez comme étant LA CRITIQUE DU MOIS, intitulée « Le Saigneur des Anneaux », issue de l’esprit torturé d’un certain Frédéric XXXX (j’ai longuement réfléchi et pesé le pour et le contre afin de déterminer si je préservais l’anonymat de cet andouille, et j’ai voté pour, allez savoir pourquoi…).
Je trouve détestable, en tant que lecteur assidu de votre magazine et amoureux du cinéma dans sa plus grande variété, que l’on m’inflige un tel pamphlet médiocrement écrit sur le chef d’œuvre littéraire/cinématographique de Messieurs Tolkien/Jackson. C’est indigne de la part d’une revue, qui elle même encense cette trilogie, de publier le courrier d’un lecteur qui démolit ainsi un film d’une telle qualité pour faire parler de lui, représentatif qu’il est d’une extrême minorité de la population (à l’échelle mondiale, nationale ou ce que vous voulez d’ailleurs). Tout le monde sait et considère comme une évidence intrinsèque à la nature humaine que lorsque un événement cinématographique majeur voit le jour sur les écrans, donnant une impression de quasi-unanimité dans l’enthousiasme collectif des médias et du public, une poignée d’imbéciles (on en a tous un dans notre entourage) déclare ne pas avoir aimé dans le seul et unique but de prouver à son audience que lui au moins, il pense, qu’il n’est pas un mouton et que son opinion est selon lui recevable puisque existante dans son opposition. Amélie Poulain, Titanic, Kill Bill… autant de chefs d’œuvres qui ont trouvé leur quota infinitésimal de sots essayant de critiquer soit le casting, soit le scénario, soit la musique ou encore (et c’est souvent le propos le plus navrant) la mise en scène. Attention, je ne suis certainement pas en train de remettre en question le droit le plus élémentaire de chacun de dire : « Je n’ai pas aimé, ça ne m’intéresse pas, je n’ai pas été captivé par l’histoire, le sujet ne m’attire pas ou ne m’a pas plus… ». Je dis simplement que si on a un reproche à faire pour démolir un film, on est prié de maîtriser son sujet et savoir de quoi on parle. Une critique se doit d’être constructive, étayée par des arguments fondés et valables ! En gros et pour parler vulgairement, tu as le droit de ne pas aimer ce que moi je déguste, mais tu es prié de ne pas chier dans mon assiette ! Je suis très remonté, donc je continue…
Je reprends maintenant la critique de M. XXXX dans son intégralité et point par point (propos en rouge italique), et je commente :

Pendant presque trois fois trois heures, j’ai avalé du sermon sur le courage, la vertu, le sacrifice, l’honneur, l’amitié, le devoir, le dévouement (et j’en passe).
Ma première question à Mr XXXX – si c’était à ce point imbuvable sur les 3 premières heures, pourquoi s’être infligé les épisodes 2 & 3 ? Par masochisme, ou dans la perspective de vous écrire par la suite ?

Peter Jackson en parle avec un centième de l’intelligence et de la délicatesse de Ridley Scott dans « La chute du Faucon noir ».
Merci de comparer ce qui est comparable. Il y a une différence sensible tout de même entre l’adaptation ciné du plus grand ouvrage d’héroïc fantasy et la mise en image d’un dramatique fait divers militaire authentique. Comparer le film de Ridley Scott avec « La liste de Schindler » et celui de Peter Jackson avec « Willow » ou « Conan le barbare » a déjà plus de sens. Le foie gras et les profiteroles au chocolat sont 2 mets très goûteux ; rédiger une critique comparative entre les deux n’a aucun sens !

Le Seigneur des anneaux 3 est truffé de passages qui, mis en relation les uns avec les autres, en font une soupe primitive rumsfeldienne imbuvable. Formidable… une bien belle analyse. L’adjectif « rumsfeldienne » renvoi certainement au secrétaire à la Défense du gouvernement US et au rôle politico-médiatique qu’il a joué dans le conflit Américano-iraquien de ces dernier mois, dont l’influence sur l’œuvre de Tolkien n’est plus à démontrer (œuvre qui a été publié en 1954 et 1955, pour mémoire).

Il y a le prêchi-prêcha d’Aragorn sur les hommes de l’Ouest. Il y a les mercenaires, ces hommes en costumes arabisants sur les éléphants, ravalés au rangs de bêtes (c’est le même body count que celui des Orques) et massacrés comme il se doit. Quand bien même les costumes seraient « arabisants », ce qui est une façon bien médiocre de réduire à rien le travail des costumiers (oscarisés, excusez du peu), est-ce supposé être une critique ? Pire, une critique dénonciatrice d’un racisme hypothétique comme peut le soutenir un Patrick Besson (chroniqueur) ou une Isabelle Smadja (Philosophe agrégée s’étant fait remarquer par ses élucubrations sur le sujet – vous constaterez que l’on en revient toujours au concept du « Tout le monde en dit du bien, donc j’en dis du mal pour prouver que j’existe »).

Mr XXXX n’est d’ailleurs pas à une contradiction près, puisqu’il s’offusque et condamne les massacres perpétrés dans « Le Seigneur des Anneaux », et fini sa critique en mettant Kill Bill sur un piédestal (qui en matière de massacre se pose là, et donne un nouveau sens à l’expression bain de sang). Pour éviter ce genre de scènes, je lui conseille d’éviter les films épiques, les films de guerres, pour se réorienter vers les comédies sentimentales comme « Gigli ».

Il y a aussi la trilogie peuple (sujets pour être précis) – terre – roi qui augure un remake de ce bon vieux Triomphe de la volonté, de Leni Riefenstahl.
Honte à vous Première de cautionner de la boue merdique telle que celle-ci ! Comment peut-on, comment ose-t-on faire une analogie telle que celle-ci, et déclarer innocemment sur le ton de la conversation que l’un des ouvrages les plus lus au monde ne soit qu’un ersatz, une pâle copie d’un film de propagande du IIIème Reich. Ce n’est plus de la médiocrité intellectuelle, c’est de l’indécence et de l’ineptie au plus haut point. Qu’un crétin (parce qu’il n’y a pas d’autres mots) auto-suffisant utilise un des porte-étendards de la propagande Nazi, pour expliquer à la populasse qu’elle suit béatement ses dogmes s’en sans rendre compte en regardant le Seigneur des Anneaux !!!… c’est indiscutable, le gouffre de la connerie est abyssal et n’a pas de fond.

Je passe sur la longueur du film. L’histoire est simpliste à mourir de rire : les gentils sont en blancs, les méchants sont en sombre. Bien sûr… l’histoire est simple, elle dure plus de 9 heures de films, est l’objet d’un roman de plus de 900 pages, mais elle est simple… Sur le second point, l’analyse très fine des codes de couleurs, je rappelle que Lord Vador est en noir, le jeune Skywalker en blanc, mais j’imagine que Mr XXXX a du détester Star Wars compte tenu du nombre de personnes l’ayant apprécié. Toujours dans la rubrique « les méchants en sombre, les gentils en clair », j’informe l’ahuri de service que Saroumane est en blanc et Aragorn en sombre du début à la fin de l’ouvrage. A-t-il vraiment vu le film ou se l’est-il fait raconter ?

A la fin, le Nazgul est si vulnérable qu’on se demande pourquoi les gentils-tout-en-blanc se faisaient du souci.
La trame dramatique de l’œuvre ne tourne pas autour de la crainte du Nazgul, absolument pas même, ce qui m’amène à reformuler la question : Mr XXXX a-t-il vu le film ou lu le livre ? Je ne vais pas me fatiguer à lui expliquer en quelques lignes ce que Tolkien a mis des mois à coucher sur le papier. Tenir des raisonnements simplistes ne peut être que le témoignage de la simplicité d’esprit de Mr XXXX (j’en viens aux agressions personnelles mais je n’ai toujours pas digéré les allusions nazies de ce facho). D’ailleurs, les « gentils-tout-en-blanc » ne se faisaient pas tant de souci, merci pour eux, Aragorn à lui seul en met plusieurs en déroute lors de l’épisode du mont venteux, et Arwen également plus tard lors du passage de la rivière (mais bon, il faut avoir vu le film pour être sensible à ces points de détails, n’est-ce pas ?).

Très solennellement, et pour finir, je remercie d’avance tous ceux qui prennent plaisir à voir Harry Potter et Le Seigneur des anneaux d’éviter les salles qui projettent Kill Bill. D’une, vous feriez un conflit socio-cognitif. De deux, votre brouhaha m’empêcherait d’apprécier le film.
Quelle grandeur intellectuelle, que de souligner sa critique (si on peut appeler cette merde une critique) en conspuant ceux qui apprécient le film. C’est une attitude noble et digne, que l’on retrouve chez des orateurs très surs d’eux mais à court d’argument très vite.

Laissons là le triste Mr XXXX, ce type est un con, et revenons à nous deux, Première.

Je te demande à l’avenir d’analyser les courriers de lecteurs, et de peser le pour et le contre quand à la diffusion de leurs propos.

Faire un film n’est pas à la portée du 1er venu, le critiquer est un métier et n’est pas à la portée du 1er venu. Quand à dire n’importe quoi à propos d’un film (oscarisés 11 fois et faisant recette partout dans le monde auprès d’un public enthousiaste, fan ou non de l’ouvrage)… quand à dire n’importe quoi à propos d’un film disais-je, c’est à la portée du 1er gland venu, et bordel, je n’achetais pas Première pour lire n’importe quoi !


Folzebuth  undefined
par Folzebuth publié dans : Colère
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Mercredi 22 mars 2006
J’espère très sincèrement que la publicité télévisuelle n’est qu’un pâle reflet de l’idée vague que se font les minables publicitaires contemporains sur ce qu’ils croient être la société dans laquelle ils baignent, et non un critère recevable témoignant du degré de finesse d’une civilisation.

Aujourd’hui, on nous vend du shampooing en nous montrant une femme ayant un orgasme sous la douche…

J’essaie parfois d’imaginer le tour de table dans l’agence de pub :
« Les gars (je n’arrive pas à penser qu’une femme soit compromise dans cette connerie), j’ai pensé à un super concept pour le shampooing machin ; la fille se lave les cheveux, c’est super agréable, tellement qu’elle a un orgasme – ouarf ouarf ouarf – et la petite vieille qui habite à côté, entendant les gémissements de plaisir, déclare vouloir le même ! Génial non ? »
- Ouaip, sûr…
- Faut que je l’achète pour ma femme alors !
- Ouarf, ouarf, qu’il est con ce René !
- Oh Michel, quelle heure t’as ?
- 16h
-‘tain faut que j’y aille, j’dois récupérer mes gosses. Bon coco, super ton idée. Tu me trouves 3 intermittents pour tourner ça fissa, faut livrer le projet fin de semaine, ok ? ».

***

Je regrette les décennies précédentes ; les pubs étaient tout aussi connes, mais au moins c’était propre. Quand il s’agissait de nous vendre un lave vaisselle, apparaissait en fin d’annonce une attendrissante grand-mère édentée qui bredouillait en roulant les « r » pour appuyer les dires de la voix off ; pour un dépoussiérant, la délicieuse Marie-Pierre Casey glissait à plat ventre sur des kilomètres de table vernie et ponctuait en maugréant une réplique devenue culte aujourd’hui.
Désormais, la pub se fait vulgaire au possible, sans doute parce qu’en plus de débiles, on nous considère sans doute comme obsédés sexuels à tout âge. Pour nous vendre un service de renseignements téléphoniques, on met en scène une petite vieille (encore) sur une terrasse d’appartement parisien, bavant à l’aide d’une longue vue sur l’éphèbe velu qui bronze nu de l’autre côté de la rue.
J’ai quelques idées pour les publicitaires, alliant produits de consommation courante et lubricité malicieuse :

Elle : « Quoi, tu manges des KINDERs à ton âge ?
Lui : « Mais Jacqueline, KINDER ce n’est pas que pour les enfants, regarde, ça me fait bander ! »… c’est con, c’est vulgaire, ça devrait aller…

…ou encore, toujours propre et léger,

Elle : « Je ne me sens pas très fraiche aujourd’hui ! »
Sa copine : « Fait comme moi, utilise MACHIN POCKET quand t’as tes règles, tu sentiras moins ! »

C’est frais, c’est fin, c’est épicé comme un orgasme au shampooing.


Folzebuth
par Folzebuth publié dans : Constat dépité
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Jeudi 16 mars 2006
Un voile terne de misère télévisuelle s’abat depuis quelques années maintenant sur la France.
Au commencement, la communauté journalistique s’accordait d’un seul et même diapason à parler de Trash TV, utilisant plus cette expression parce qu’étincelante dans sa nouveauté, percutante et « mode », que pour dissuader les foules de se repaître de cette fange. Sachant que les journalistes travaillent pour les chaînes qui diffusent les émissions dites de télé poubelle, on ne peut pas trop les blâmer.
Et plus les émissions fleurissaient sur les chaînes privées, plus les journalistes s’enthousiasmaient et nous rebattaient les oreilles avec des « Que faut-il en penser ? », à grands renforts de confrontations entre un public ivre de contentement, et 2 ou 3 malheureux sortis du dernier loft ou expulsés d’un château ou désemboîtées d’un bachelor.


Loft Story / Nice People
Apologie du néant. Une poignée d’adulescent - néo barbarisme très en vogue caractérisant les jeunes adultes tels qu’ils ont toujours été au cours de ces 30 dernières années, à savoir tournés nostalgiquement vers leur enfance pour mieux refuser d’affronter leurs responsabilités d’adultes – se désignent volontaire pour être enfermé dans un gigantesque peep show où la France entière mate. L’exhibitionnisme dans sa forme la plus frénétique, avec comme audience des millions de voyeurs, dont aucun n’a de longue vue à sa fenêtre pointée de l’autre côté de la rue car vous comprenez, ça ne se fait pas.
Vide. Creux.
On les regarde dormir, manger, se hurler dessus et se griffer l’humeur sur des sujets d’une futilité édifiante, se lécher le museau voire même s’accoupler et saloper ainsi le pH jusqu’alors neutre d’une piscine qui n’en demandait pas tant.
Manne financière hors du commun ; les chaînes de télévision ont vite compris qu’au-delà du simple interlude publicitaire au prix/minute flambé, l’interactivité avec le téléphone portable du veau devant son écran pouvait représenter une rentrée d’argent torrentielle, en partenariat avec les opérateurs mobiles. Les SMS ne furent ainsi plus réservés aux triviales communications quotidiennes sur une vulgaire baguette pas trop cuite à ramener, mais devinrent un moyen de sanctionner anonymement et à distance celui ou celle qui ne plaît pas – comprendre qu’on ne voit pas assez nu(e), refusant de coucher le 1er soir et parlant un français convenable.
Une fois éjecté de sa cage vitrée, le candidat à l’oubli se voit offrir quelques derniers instants de passage télévisuel, trônant au milieu d’un plateau télé parmi ses congénères eux aussi sortis prématurément, et face à un public qui peut désormais voir de plus près ceux qu’il a éliminés.


Bachelor
Les tribulations grotesques un play-boy fortuné dont la timidité maladive et la détresse intellectuelle l'ont privé d’une relation de couple durable, lâché au milieu d’un troupeau de jeunes femmes en âge de se reproduire et titulaires d’un compte épargne fébrile.
Dans ce programme financé par une chaîne de télévision dont la médiocrité n'est plus à démontrer, notre individu se retrouve allégoriquement parlant dans la situation du double cochon ;
1/ Entouré d'un harem de pin-up de petite vertu, il est sans le savoir objectivé par la chaîne qui l’emploie sur le nombre de string qu’il fera sauter. Si en tout homme un porcidé sommeille, le sien se réveille devant les caméras, et sans vergogne, va pétrir de la gourdasse en lumière tamisée avec micro HF à la ceinture.
2/ Ces demoiselles, pour qui le souhait de trouver l'âme sœur se voit anéanti par l'ambition qu'elles ont toutes de renflouer leur compte, voient en cet individu un cochon rose de porcelaine, avec une énorme fente le long de la moelle épinière, et s’évertuent à nous faire croire qu’elles vivent un conte de fée !!!
Ce spectacle d’un individu se rendant dans un demeure cossue pour y sélectionner une femme afin d’avoir des rapports intimes avec, cette dernière y trouvant un intérêt financier certain, n’est pas sans nous rappeler que si le proxénétisme et le racolage sont interdit en France, les chaînes privées ne semblent pas concernée par ce point législatif.

Une maison close où s'ébrouent de la volaille et un cochon, c’était si j’ose dire « la ferme » avant l’heure…

Ce qui me consterne le plus dans tout ceci, c’est de m’apercevoir que l’audience de ce type d’émission est essentiellement féminine ! Sous quel angle ces téléspectatrices abordent-elles un tel programme pour ne pas se rendre compte se son côté avilissant pour leur sexe ? Où sont le romantisme et le sensuel dans ce déballage vulgaire de faux sentiments et d’argent facile.
Sale temps pour les rêveurs… le prince charmant n’est plus en collant, monté sur un cheval avec une rose entre les dents, désormais il roule en voiture de luxe, il est monté comme un cheval, et distribue des roses à celles dont il souhaite péter le collant… sordide.


Kho Lantha
J’ai envie de dire l’émission la moins dégueulasse sur le lot de fiente que nous inflige Endemol et autres depuis une demie décennie, le concept proposant à une poignée d’anonymes de se crusoer l’existence pendant quelques semaines sur une île qui serait déserte sans eux, tout le staff technique de la réalisation & l’animateur. Epreuves de type parcours du combattant et ingestion de testicules de céphalopodes divers, voilà ce qui meublera le quotidien ensoleillé de nos 2 clans – oui car ils sont répartis en équipes rivales pour lesquelles la chaîne imaginera en permanence de quoi les faire s’affronter et alimenter une agressivité mutuelle que légitimise les estomac creux et les nuits de sommeils dans les fougères qui piquent.
Si tout n’est pas préscénarisé, ce que l’on est en droit de suspecter, alors le point fort de ce spectacle réside dans la grande révélation qu’il affiche sur les comportements humains en société, à savoir que c’est dans l’adversité que les attitudes authentiques se dévoilent, et on est pas déçu de constater que très vite certains meneurs débrouillards essaient d’améliorer leur quotidien et celui du reste de leur clan, alors que d’autres préfèrent l’oisiveté et profitent telle des sangsues de l’énergie de ceux qui ne laissent pas abattre, ce qui ne va pas sans créer quelques tensions jubilatoires pour le voyeur devant son petit écran, car je vous rappelle tout de même que l’audimat reste l’ultime sanctionneur.

La ferme Célébrités / 1ère compagnie
A hurler de rire. 1ère émission françaises à reprendre le concept du « reality show » avec, tenez vous bien, des célébrités… Oh douce contraction abdominale que celle provoquée par un rire de bon cœur face à cette dénomination de célébrité pour désigner les médiocres qui furent rémunérés pour s’afficher dans cette connerie télévisuelle. Encore mieux que d’assister à l’avilissement incongru d’illustres inconnus, c’est sur des mort-vivants télévisuel que le dévolu de la chaîne se vautre, des has-been malheureux à qui on a fait miroiter un retour sur le petit écran, individus choisis, sélectionnés spécifiquement par le programmateur sur le niveau de détresse de leur notoriété.
De l’animatrice télé des années 80 tombé dans l’oubli, à l’ancienne star de sport endettée, de la blonde ex portemanteau chez Arthur à la pimprenelle Miss France, un cortège entier de visages vaguement familier, tous plus pathétiques les uns que les autres avec les escarpins dans la glaise, sans oublier une ou deux sommités de la Jet Set parisienne.
Qu’est ce que c’est quoi la Jet Set me direz-vous… ? C’est un groupe socio ethnologique constitué d’individus légalement majeurs ayant une assise financière raisonnable, pour qui la nuit est un mode de vie fait de rassemblements entre gens de condition identique (impératif), ceci afin de célébrer leur inutilité dans le champagne et la poudre à récurer les sinus. Le Jet Setter est libertin, drogué, hystérique (forcément, mélange l’alcool et les médicaments, tu verras), fainéant, obsédé, condescendant et plus globalement con à manger de la colle.

Bref, c’est toujours de la télé diarrhée, mais avec des têtes que l’on connaît. Le principe nous vient directement d’outre-atlantique, bien entendu, car en matière d’émissions gastro-intestinales, ils ont 30 ans d’avance sur Le Lay et consort. « A simple life » fut un des déchets américains dont nous héritâmes, traitant des pérégrinations scénarisées de, tenez vous bien, deux merdeuses d’héritières confites dans l’argent à volonté qu’elles n’ont jamais gagné, sans la moindre trace d’éducation, vulgaires au possible et d’une bêtise congénitale à faire passer Tyson pour Nobel de physique quantique. Objectif avoué du show, souligner l’écart selon eux phénoménal existant entre les deux poneys* obscènes, hystériques et peroxydés, face à la simplicité (c’est indiqué dans le titre) existentielle des bouseux du centre des Etats-Unis.
* Poney car l’analogie est évidente : c’est facile de monter dessus, mais ça ne sert pas à grand-chose.

L’île de la tentation / Opération Séduction
J’irais très vite sur ce terrain-là, il rejoint le bachelor, mais pris par un autre bout si j’ose (à peine) m’exprimer ainsi. C’est l’été, on a des candidats sans pudeur mais livrés avec bronzage et débordant d’hormones, quelques caméras même pas planquées derrière des vitres sans tain, une île ou un bateau ou n’importe quel endroit où se faire foutre (puisque c’est un peu le sujet), et en avant pour quelques semaines de rêve ou le clampin humide de sueur dans son 3 pièces hexagonal écrasé par la canicule va mater des éphèbes en paréo se renifler mutuellement l’oignon et plus si affinité. Les candidats peuvent même venir en couple pour faussement jouer l’indignation lorsqu’il y a tromperie, trois larmiches versés devant un objectif avide, faux sentiments et authentiques scènes de pelotage, on nous prend vraiment pour des jambons...


C’est du propre / Super Nanny / Queer / Papa s’occupe de tout
Après l’apologie du rien, la glorification du voyeurisme érotique, voici l’exutoire individuel de la nullité. Je suis une merde, et je veux que ça se sache.
Ici, les caméras ne suivent pas nos rats de labo en permanence, mais ciblent plutôt des spécimens qui excellent dans le honteux, le lamentable, et encore et toujours le pathétique.

« C’est du propre » s’invite chez des porcs ignobles vivant dans un bourbier dégueulasse, où le linge s’entasse dans l’évier avec les restes de repas et les couches du dernier, fiers qu’ils sont de montrer leurs groins mal mouchés face caméra.

« Super Nanny » présente des incapables de l’autorité parentale, des parents renonciateurs face à des chiards, des petits connards de terroristes en herbe justement façonnés par l’absence de cadre. Et la se présente la marâtre réglementaire, habillée de façon caricaturalement anachronique, l’œil pèt’sec et la moue aigre de celle qui n’est pas là pour rigoler… nul.

« Queer » présente une poignée de jeune garçons gays gominés et glamour, trop top fashion tendance s’immisçant dans le quotidien moche et sans goût d’un quelconque en survêt’, le cheveux gras et la nuque longue. Bouh qu’il est vilain dans son appart’ moche et sans goût, avec ses placards moches remplis de frippes sans goût. Heureusement que nos 5 survoltés tendances arrivent pour relooker sa garde robe, rhabiller son clapier, et détapisser sa gueule. Qu’est-ce qu’on dit ?

« Papa s’occupe de tout », pour avoir lu le sujet dans un magazine télévisuel dernièrement, présente un gros con qui fait des gosses à sa femme pour ensuite se vautrer dans le « rien » à domicile, afin de mieux laisser cette pauvresse trimer toute sa vie entre le linge à repasser, les repas à préparer, l’aspirateur à passer, les gosses à récupérer, le pain à acheter et les larmes discrètes assise sur un angle de baignoire à verser. Et comme chacun des crétins précédemment cités, simplet est content que les caméras soient présentes pour que la France entière ait de la compassion pour sa femme, et du dégoût pour lui.

J’ai une idée de sujet pour M6 ou TF1 ; je l’appelle « Ca va faire mal », et les caméras suivraient un couple où le mari cogne sa femme, et un conseiller conjugal déguisé en Gérard Klein viendrait lui expliquer que, même si ça défoule et que ça plaît aux téléspectateurs, c’est mal et ça ne se fait pas trop.


Allez, le dernier genre et non le moindre …

A la recherche de la nouvelle Star / Pop Star / Attention Mesdames et Messieurs / Star Ac’
Alors ici, ben c’est le Loft en musique.
Suite à la mode des boy’s ou girl’s band des années 90, même le clampin moyen a fini par comprendre comment un artiste ou un groupe d’artistes voit le jour aujourd’hui en France. Et comme les chaînes ont compris que les téléspectateurs étaient avisés de leurs méthodes, ils décidèrent de les montrer au grand jour.
L’époque du moustachu au visage quelconque, avec une gratte sèche et un micro fil interprétant ses chansons est révolue, désormais le chanteur n’est que l’interprète gesticulant surentraîné de chansons calibrées écrites vite par d’autres, et dont les mouvements sont chorégraphiés et la voix sélectionnée. L’artiste ne se présente plus avec une maquette dans une maison de disque, c’est les chaînes de télé qui organisent des castings géants pour créer de toute pièce l’artiste. Les vautours de la profession qui entourent le nouveau né médiatique se repaissent de l’observation qu’ils font des mœurs, des modes, de ce qu’ils croient être les goûts de leurs contemporains, afin de dégueuler le tout sur celui qui s’apprête à quitter temporairement l’anonymat.
Le voyeurisme est toujours présent avec nos caméras infrarouges filmant machin qui se lève la nuit pour pisser et truc-müche qui change de côté de lit sous sa couette Mickey.
S’ajoute également la démolition au casting, fleuron de l’émission « A la recherche de la nouvelle Star », ou des candidats se font proprement déchirer par un jury de 4 enfoirés passés maître dans l’art de la répartie cinglante. La relation sado-masochiste entre le candidat et l’animateur initié dans l’émission le maillon faible, prends ici une dimension incompréhensible à mes yeux. Parce qu’il faut quand même se rendre compte d’une chose, nous n’en sommes pas à 1ère saison de cette merde…comment font-ils pour trouver autant de gens au talent si modeste disposés à venir se faire sacrifier sur l’autel de la moquerie la plus fondamentalement méchante ? Parce ce que c’est méchant ; une des définitions de méchant est, je le rappelle : qui se plaît à faire du mal, à nuire à autrui. Une deuxième définition dit : qui peut faire mal, causer des ennuis graves ; personnellement j’attends le jour ou un candidat éconduit comme une merde devant les caméras, et donc devant sa famille et ses proches qui lui ont conseillé de venir car « tu-chantes-aussi-bien-qu’eux-tu-sais », j’attends qu’il menace de se foutre en l’air sur le paillasson de FremantleMedia France.




Ce que je pense surtout, c’est que l’humanité n’est pas prête de changer. Il n’y a plus d’exécution publique de part chez nous… c’est une sortie ludique qui nous a été confisquée il y a pas mal de temps… alors pour observer autrui dans la panade, il nous reste soit la possibilité de ralentir en voiture à proximité d’un accident de la route, en espérant que la voiture soit sur le toit, ou bien regarder la télé pour voir des citoyens lambda se faire rhabiller, tancer, nominer, moquer, tromper avec du sable dans la raie, bref humilier… parce que ce qui rassure l’audi-mateur et rend l’émission dépendantogène, c’est de se dire « La vache, heureusement que ça ne m’arrive pas à moi ». De voir le malheur s’abattre sur la maison du voisin renvoie au quidam le fait que dans sa maison tout va bien.

Du moins c’est comme ça que je vois la chose…

Folzebuth 
par Folzebuth publié dans : Constat dépité
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A tous ceux qui échouent ici suite à une requête Google comprenant les mots « femme à poil », « Laetitia Boudou/Hallyday nue » ou encore « Grosse femme nue fait caca », le tenancier de ce blog vous informe qu’il est peu probable que vous trouviez une quelconque satisfaction à la lecture des écrits contenus ci-dessous. Vous pouvez donc passer votre chemin avec au cœur mon souhait que vous puissez trouver votre Graal (nu donc) sans trop de peine.

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