Samedi 30 juin 2007
Voici une petite exposition (non exhaustive) de quelques dessins sur les signes fait de nos jours avec la main, accompagné d’un petit texte à chaque fois sur le sens parfois caché de telles figures cabalistiques, l’objectif étant de m’amuser tout en essayant de te divertir et surtout, de travailler ma technique sur un sujet aussi délicat que la main ; les amateurs médiocres (auxquels je m’assimile) comme les professionnels du dessin sauront de quoi je parle.


Le salut motard
Signe de reconnaissance et de salut entre motard qui se croisent. A privilégier de la main gauche, pour d’évidentes raisons pratiques qu’il serait trop long à développer ici pour les non-initiés.
Ressemble à s’y méprendre au V de la victoire. Notez qu’il existe un signe de reconnaissance entre automobiliste, voir juste après.



Doigt d’honneur (ou salut automobiliste)
Comme vu précédemment, voici donc le signe de ralliement des nombreux automobilistes, en particulier les méditerranéens chez qui, c’est bien connu, la cordialité au volant est quasi institutionnalisée. Il peut s’accompagner d’un coup de klaxon appuyé, pour le cas où le destinataire n’aurait pas bien vu qu’un « salut » lui est adressé, voire également agrémenté d’un propos chaleureux adressé à voix haute, variant selon les localités ; quelques désormais classiques :
Va fanculo bastardo !!!
Kiss my ass, you bloody sucker !!!
Ta mère en string sur la Canebière !!!




Heavy Metal : « Les cornes »
Indispensable dans tout concert Heavy Metal qui se respecte, les cornes sont apparues dès l’avènement des groupes fondateurs de ce courant musical d’exception, Black Sabbath notamment au début des années 80, supposé évoquer une tête de diable, apportant de l’eau au moulin de tous les détracteurs puritains de ce genre musical pourtant divin. Ce signe de main, bras tendu vers le ciel tant qu’à faire, est au fan de Metal ce que la kippa est au juif pratiquant, une marque ostentatoire indispensable (notez que les deux ne sont pas incompatibles).



« Hang Ten Sign »
Reconnaissance entre les amateurs de sports de glisse et/ou extrême, largement popularisé par le personnage de Brice de Nice.
Le geste peut parfois s’accompagner d’un mouvement de rotation de la main en quelques va-et-vient, comme simulant l’agitation d’une bouteille d’Orangina… Geste coutumièrement accompagné d’un jargon spécifiquement « glisse » fait de ride(1), de fart(2) et de board(3).
Ne me demandez pas d’où vient ce nom, pas la moindre idée – mon lectorat véliplanchiste en sait peut-être plus.

(1) prononce « raïde », les rides, c’est plus tard, après de trop longues expositions au soleil
(2) qui vient de farter = oindre de paraffine une planche, et non de l’anglais « to fart », qui est beaucoup moins fun et beaucoup plus bruyant.
(3) démerdez-vous, je ne vais pas tout traduire non plus…

Peut également à travers une vitre signifier : « Téléphone pour toi, ramène ton cul », sans aucun rapport avec un éventuel côté fun de l’appel en question.


Ici, la main d’un ahuri qui n’a rien compris et fait une compil’ Heavy Metal Hang Ten à la plage.


Heu… alors celui-ci, pour bien faire, c’est celui qu’il faudrait oublier.
Anciennement salut fasciste, il est historiquement devenu le salut amical et réglementaire du parti, de la police et de l’armée d’un régime politique responsable d’un génocide et d’une guerre mondiale lors de la première moitié du siècle précédent. Il est encore aujourd’hui véhiculé par une poignée de débiles profonds arriérés et impuissants présents dans certains virages des tribunes du PSG, comme chez certains joueurs du même sport tel cette merde de Paolo Di Canio (dont je ne cesserai, toute mon existence durant, de salir le nom).



Le salut Scout
Scoutisme : mouvement créé par Baden Powell visant à rendre les gosses un peu démerdards tout en leur apprenant en plein air la vie en communauté et les jeux collectifs, le tout légèrement teinté de religion catho (du moins pour les Scouts de France que je connais). Puriste il y a encore quelques années – cuisine au feu, mobilier construit en bois, trou dans le sol pour WC – le mouvement tend aujourd’hui, sous la pression imbécile de réglementations ineptes conçues pour des colonies de vacances, vers une aseptisation cruelle faite de confort plastique et d’eau chaude vidant l’esprit initial de sa substance.
Les esprits chagrins et ignares ne retiennent aujourd’hui du scoutisme qu’une mentalité qu’ils imaginent paramilitaire, un accident tragique de voile survenu en 98, et une affaire ignoble de prêtre pédophile.

Un classique, la main qui fait coucou.
Très employé dans « La croisière s’amuse » par ceux qui partent, adressé narquoisement à ceux qui restent à quai, mais également par les journalistes en conférence de presse souhaitant avoir la chance de poser une question.
Notez, si seule cette main affleure et dépasse d’une grande étendue d’eau, il se peut que ce ne soit pas coucou…

Même signe que précédemment, d’un salarié maladroit d’un atelier de menuiserie.


Toujours le signe qui fait coucou, mais chez un malade de la lèpre. Notez que ce signe peut malheureusement être confondu avec de nombreux autres, ne permettant pas de distinguer le lépreux qui demande la parole de celui militant d’extrême droite néonazie.

La main qui a volé l’orange du marchand saoudien.
(notez que pour le travail technique du dessin de la main, celle-ci ne présente que peu de difficultés, et bon, peu d’intérêt OK…).

La main Spider-Man
Très populaire chez la jeunesse fan de comics d’il y a 30 piges.
Notez la similitude avec les cornes de metalleux (voir plus haut), la main étant simplement positionnée dans l’autre sens (pronation pour les "cornes", supination pour spider man), ce qui laisse à penser que Spider Man est fan de Judas Priest ou Metallica, mais ce n’est que pure conjecture.

Nous venons en paix
Le célèbre signe de paix affiché par les envahisseurs extra-terrestre qui, par ce stratagème odieux, endorment la vigilance du terrien moyen pour mieux lui envahir sa planète polluée.
Blague à part, il est intéressant de constater que, dans le reflet socio-culturel que représente le média ciné contemporain, les civilisations extra-terrestre sont toujours scientifiquement plus développés que celle de l’homme, mais qu’elle viennent toujours sur notre petite planète pour nous foutre sur la tronche et la coloniser (sauf peut-être dans E.T. et Contact). C’est à croire que nous sommes incapables de concevoir un comportement de civilisation autre que le nôtre à l’égard du voisin, à savoir ; déplacement chez lui, écrasage de gueule et confiscation des terres…

La main horrible du film d’épouvante (ou de Tchernobyl, on n’est pas sûr…) qui fait coucou


Mickey Mouse
Le classique enfin de la main de cartoon à 4 doigts, immensément popularisée par une souris anthropomorphique née en 1928 de la main d’un certain Walt D.
A ce sujet, les studios Pixar, rachetés par Disney en 2006, sortent cette année un film d’animation mettant en scène un rat, il semble que la boucle soit bouclée.

Folzebuth

(ben putain j'en ai chié ma race pour accoucher d'un post pareil, ça doit faire une semaine que je planche dessus, entre le texte, le dessin et la colorisation... alors juste déguste......    ...bon, suis crevé, vais me coucher...)
par Folzebuth publié dans : Dessin
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Dimanche 3 juin 2007
Fantassin squelette qui m'amuse, et galop cul-nu...  qui m'amuse aussi.
La muse m'habite, et non pas l'inverse (une médaille en chocolat à celui qui peut citer la source de ce calembour fin).
































par Folzebuth publié dans : Dessin
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Mercredi 30 mai 2007
Dans la série, j’apprends et je m’instruis tout en lisant des inepties sur internet alors que je suis au boulot (ou attendu pour mettre le couvert et doucher les gosses), voici aujourd’hui :
Le destin non enviable du spermatozoïde esseulé n’ayant pu accomplir ce pour quoi il est conçu, faute d’avoir participé à un lancement.

Constat n°1 : la production de gamète mâle se fait de manière continue dans le temps et sur la durée complète de l’existence de l’organisme, une fois celui-ci ayant atteint la maturité poilue.

Constat n°2 : ce gamète mâle que nous appellerons spermatozoïde voit le jour au sein d’une bourse molle, plus précisément dans un tubule séminifère d’où elle s’extrait pour aller se stocker dans un centre d’hébergement et d’accueil appelé épididyme, sorte de renflement spacieux positionné sur la partie supérieure du testicule.
Un spermatozoïde met 74 de jours à être paré pour le grand voyage ; maturation, division chromosomique réglementaire (pour éviter les malformations génétiques de type débilité grave, comme le syndrome Paolo Di Canio par exemple), et remise de l’équipement standard sous la forme d’un flagelle modèle compétition, élément moteur indispensable qui lui assurera une vitesse de pointe (mesurée sur circuit) de 3 mm par minute, ce qui correspond proportionnellement à la taille, à une bonne centaine de km/h pour un homme adulte, ce qui force un peu le respect.



La taille du spermatozoïde avoisine les 3 à 5 micromètres pour la tête, ce qui en fait une cellule de dimension modeste comparée à l’ensemble des autres cellules de l’organisme. À titre de comparaison, un globule rouge mesure 7 micromètre, donc légèrement plus gros, ce qu’il fait qu’il se la pète, d’autant qu’il a pour mission la lourde responsabilité de transporter l’oxygène aux différents organes, tâche importante ayant tendance à amplifier un sentiment de supériorité agaçant et une condescendance assez marquée.
Constat n°3 : Si la genèse du spermatozoïde met plus de 70 jours, celui-ci dispose en revanche d’à peine plus de 70 heures d’espérance de vie… et quelle vie !
Poireauter pendant la quasi-totalité de son existence dans un épididyme à 35° (oui, il fait toujours moins chaud dans les bourses), au milieu de 250 millions de congénères – soit plus que la capacité d’accueil du stade de France – à attendre un départ pour une chevauchée fantastique ressemblant plus à un parcours du combattant qu’à une promenade sylvestre.

Constat n°4 : l’expulsion des spermatozoïdes se fait par une opération sympathique appelée éjaculation. Noyé dans un flot tumultueux de divers fluides mélangés, l’expulsion se fait à une vitesse qu’il est convenu d’estimer autour de 40 km/h, soit la vitesse moyenne d’une mobylette de type "Ciao" avec pilote et passager.
Point important : la fréquence avec laquelle ce type d’expulsion joyeuse intervient est un facteur extrêmement variable selon les mœurs d’un organisme à l’autre ; elle peut être quotidienne, hebdomadaire, mensuelle, voire annuelle pour les plus en détresse. Elle peut également intervenir tous les ¼ d’heure pour les plus solitaires frénétiques (ou les plus émotifs).
La destination finale d’un éjaculat peut également être, contrairement à ce que de fervent catholique peuvent imaginer, très variable voire insolite, mais ce n’est pas l’objet du jour…

A ce stade de l’analyse, une question devrait tarauder tout individu de sexe masculin normalement constitué (l’individu, pas le sexe, suivez !) : que devient le spermatozoïde en fin de vie si ce dernier n’a pas eu le loisir de participer à un tir, étant arrivé juste après le dernier, et le suivant se faisant attendre ? (voilà des questions qu’on ne se pose pas assez).



La réponse est effroyable et à l’image du pathétique de l’existence de cette pauvre cellule. Une cellule balourde de près de 10 fois sa taille (30 à 60 microns) surnommée à l’Ouest "le macrophage", littéralement le gros mangeur ou encore "le phagocyte" ou "l’enculé des Carpates", débarque et fait le ménage façon glouton, en ingérant purement et simplement nos joyeux drilles qui décidément se demandent s’ils ne se sont pas fait escroquer au niveau de la répartition du karma.



Pour éviter qu’un tel massacre n’ait sa place en ce sanctuaire qu’est la bourse honnête, il est donc vivement recommandé de procéder à des tirs réguliers, à une fréquence inférieure à la durée de vie du spermatozoïde (je rappelle : 70 heures), car la noble destinée de celui-ci ne saurait être de finir boulotté par un monstre boulimique, mais bien de participer à des lancements majestueux vers des horizons lointains et légèrement rosés.

(toi aussi lecteur masculin, essaie comme moi de convaincre ta femme avec des arguments fallacieux)

Folzebuth
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Samedi 12 mai 2007
71 !
J'ai 71 visiteurs hebdomadaire ! Soit une moyenne raisonnablement estimable à 10/jour. Bon OK, c'est pas encore le taux de fréquentation de ceux de Maëster, de M. le chien ou de Philippe Labro, ce qui en soit est par ailleurs surprenant car ici, c'est mieux... mais bon.
7 abonnés newsletter que je salue (sans pouvoir le faire de façon nominative, ne sachant de qui il s'agit,  car mon hébergeur ne me propose pas cette option, du moins pas gratuitement).
Alors à tous, merci de vos visites.

Passons au dessin du jour,



Résurgence d'une époque bien lointaine où je n'avais qu'aigreur et fiel à déverser à l'encontre d'une catégorie de mes contemporains sur la même tranche d'âge, de ceux qui cultivaient la plastique dite du surfer, barbe de trois jours, cheveux longs blonds, regard de b(r)aise et bronzage à l'année. De ces types qui n'avait qu'à tousser dans le vent pour qu'une horde oestrogène hystérique se dispute les postillons émis - parce que c'est bien cela dont il s'agit, personne n'est dupe, moi le premier, moi qui à l'époque n'avait que des amies, plein d'amies.
"Tu sais Machin, je préfère qu'on reste amis.
- Ah ? Ca veut dire qu'on baisera pas alors ?"


Aujourd'hui, la mode Patrick Swayze est un peu passée, cette colère des miennes aussi.
Reste ce dessin, hommage aux fans des sports de glisse, skate notamment, qui est au street sport ce que le violon est à la musique : un apprentissage laborieux et pathétique à regarder. Pour avoir marché des kilomètres pendant des années dans de grandes agglomérations, j'ai vu pas mal de gars faire des trucs spectaculaires en patins, en rollers, en bike... mais en skate je n'ai observé que des sauts poussifs sur 8 cm de haut et 20 cm de longueur, avec dans un cas sur deux une gamelle à l'arrivée. Je n'ai jamais vraiment compris d'où pouvait venir cet acharnement, cette obstination à rater des figures qui n'en sont pas, tout en s'amochant les coudes et les genoux.

Folzebuth

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Lundi 7 mai 2007
Salut,

Je m'essaye à la mise en ligne de production picturale, niveau cours de dessin du collège.
Comme ça, juste pour le plaisir. C'est sans prétention, libre de droit, etc...

J'ai simplement trop de dessins sur papier qui attendent une mise en couleur, et photoshop propose des outils assez fantastiques il faut bien reconnaître.

Alors voilà.
Si d'ailleurs une idée de légende / titre vous vient, régalez moi.

(parce qu'on a beau dire, faire un break dans la rédaction colérique peut être salvateur et relaxant).

Et qui sait, si le courage, le temps et le talent se décident à me présenter autre chose que leurs derrières de muses, il se pourrait que je combine mes dessins et mes grognes afin de produire un blog BD convenable, mais on n'en est pas encore là...



Folzebuth




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Épice déçu

Vesse fugace

A tous ceux qui échouent ici suite à une requête Google comprenant les mots  "femme à poil", "Laetitia Boudou/Hallyday nue" ou encore "Grosse femme nue fait caca", le tenancier de ce blog vous informe qu’il est peu probable que vous trouviez une quelconque satisfaction à la lecture des écrits contenus ci-dessous. Vous pouvez donc passer votre chemin avec au cœur mon souhait que vous puissez trouver votre Graal (nu donc) sans trop de peine.
 

Découvrez Serj Tankian!

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